Des propositions draconiennes

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Jeunes adéquistes Les jeunes adéquistes tiennent leur congrès annuel à Lévis.

Dans la cadre de leur congrès annuel, les jeunes de l'ADQ proposent des mesures pour réduire la dette du Québec, dont la privatisation de la SAQ, la hausse des frais de scolarité, et envisagent aussi l'abolition des cégeps.

Le Québec doit effectuer un changement de cap radical pour réduire sa dette. C'est du moins ce que soutiennent les jeunes de l'Action démocratique du Québec (ADQ) réunis au cours du week-end à Lévis dans le cadre de leur congrès annuel.

Les jeunes adéquistes ont débattu de plusieurs propositions controversées et la plupart ont été adoptées au cours de la journée.

Ils se sont ainsi prononcés à l'unanimité en faveur de la hausse des droits de scolarité, la privatisation de la Société des alcools du Québec (SAQ), de l'abolition du Fonds des générations et de la formule Rand, qui permet à un syndicat de prélever une cotisation à tous ses membres.

La proposition d'abolir les cégeps a pour sa part été renvoyée pour réexamen en commission politique. Les jeunes adéquistes ont aussi refusé la proposition d'éliminer la loi antibriseurs de grève.

L'aile jeunesse de l'ADQ propose également lors de ce congrès une hausse de plusieurs taxes et tarifs, notamment la TVQ et le prix de l'électricité.

Des propositions qui font réagir

Les fédérations québécoises d'étudiants ont rapidement dénoncé l'idée de hausser les frais de scolarité, qui constituerait un net recul en matière d'accessibilité aux études postsecondaires.

Selon le président de la Fédération étudiante universitaire, Jean Grégoire, les universités en région risquent de payer cher un changement majeur aux frais de scolarité. Il croit aussi que cela ne ferait qu'accentuer la pénurie de diplômés, alors que le Québec approche d'un tournant démographique.

Pour sa part, la Fédération étudiante collégiale rappelle que les cégeps permettent aux étudiants de se spécialiser à faible coût, avant de se lancer dans des études universitaires.

Le débat dominical

Aujourd'hui, les candidats à la succession de Mario Dumont comme chef de l'ADQ vont s'affronter dans un premier débat, en s'adressant aux jeunes du parti. L'éducation sera au coeur des discussions.

Le député de La Peltrie, Éric Caire, l'ex-député de Chauveau, Gilles Taillon, l'ex-député de Lévis, Christian Lévesque et l'animateur de radio Jean-François Plante auront ainsi l'occasion de défendre leurs idées.