![]() PolitiqueHydro-Québec La démission de Vandal réclaméeMise à jour le vendredi 14 août 2009 à 21 h 50
Le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec estiment que le PDG d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, a commis une erreur de trop en accordant une subvention, depuis retirée, de 250 000 $ au Collège Notre-Dame, dont il préside le conseil d'administration. Le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'énergie, Sylvain Gaudreault, a réclamé vendredi la démission de M. Vandal, en raison de cette apparence de conflit d'intérêts. Thierry Vandal est président du C. A. du Collège Notre-Dame, et y a été élève. Le porte-parole adéquiste, Éric Caire, a aussi réclamé le départ du PDG d'Hydro-Québec. Jeudi, la décision d'Hydro-Québec de faire un don sur cinq ans à l'institution d'enseignement privée pour améliorer ses installations sportives a suscité de vives réactions. De sorte qu'en fin de journée, la vice-première ministre du Québec, Nathalie Normandeau, a publié un communiqué dans lequel elle demandait à la société d'État de prioriser les services publics dans sa politique de dons et de commandites. Plus tôt, le Collège Notre-Dame avait annoncé qu'il renonçait au don, en raison du tollé suscité par cette annonce. Le milieu de l'enseignement public, en particulier, a réagi vivement à la nouvelle.
Selon le député péquiste, il s'agit d'une autre erreur de Thierry Vandal, après les hausses de tarifs d'électricité, un plan de développement qui a dû être revu à la demande du ministre Claude Béchard, les bonis versés aux patrons et les récentes erreurs de facturation. « Il y a visiblement une perte de confiance non seulement avec la population, mais avec même les membres du cabinet Charest. En plus, avec le problème d'éthique qui s'ajoute, je crois que Jean Charest n'a pas le choix de demander à M. Vandal de quitter son poste », a déclaré Sylvain Gaudreault à La Presse canadienne.
En conférence de presse en Outaouais, le premier ministre Jean Charest a joué la carte de l'apaisement. « Nous voulons qu'Hydro-Québec et d'autres sociétés d'État jouent sur le plan social ce rôle d'appui, mais qu'ils s'assurent que les fonds sont dépensés en vertu d'un certain nombre de règles et avec un encadrement qui nous permet de prendre les bonne décisions », a déclaré M. Charest. Une porte-parole d'Hydro-Québec a indiqué que la société d'État ne commenterait plus cet incident. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne |