![]() PolitiqueAccès à l'avortement La démission du ministre Bolduc réclaméeMise à jour le mardi 11 août 2009 à 20 h 51
Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Yves Bolduc, ouvre la porte à un assouplissement des dispositions du projet de loi 34 afin de ne pas limiter l'accès à l'avortement dans les cliniques privées. Le ministre Bolduc réagit ainsi à la polémique soulevée par ce projet de loi. Le projet de loi 34 aurait pour effet de resserrer les normes touchant les cliniques privées qui pratiquent des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Dans une entrevue accordée à RDI, mardi, le ministre Bolduc a révisé sa position. Yves Bolduc se dit prêt à examiner le retrait de l'IVG de la liste des interventions chirurgicales encadrées par la loi 34, ou encore à modifier les critères du projet de loi touchant les IVG. Pour le ministre Bolduc, il n'est pas question de restreindre l'accessibilité à l'avortement et il se dit prêt à faire preuve de souplesse dans ce dossier. Lundi, le Collège des médecins avait déclaré que, contrairement à ce qu'avait affirmé le ministre Bolduc, ce n'était pas à sa demande que l'IVG avait été incluse dans le projet de loi 34. Selon le président du Collège des médecins, Yves Lamontagne, on ne peut pas demander aux cliniques privées de pratiquer des interruptions de grossesse dans les mêmes conditions qu'un bloc opératoire en milieu hospitalier. Barrette réclame la démission du ministre Le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Gaétan Barrette, a réfuté la déclaration du ministre selon laquelle aucun ordre professionnel ne s'était opposé aux nouvelles exigences imposées par la loi 34 aux cliniques d'avortement. Au contraire, affirme le Dr Barrette, tant les omnipraticiens que les spécialistes ont critiqué cette décision en commission parlementaire. Ce nouveau désaccord entre MM. Bolduc et Barrette s'ajoute à la prise de bec survenue récemment sur la situation dans les laboratoires de pathologie, à la suite de la publication d'une étude révélant des marges d'erreur importantes dans les tests sur les marqueurs du cancer du sein. Le Dr Barrette demande maintenant la démission du ministre Bolduc ou son congédiement. Le président de la FMSQ s'est adressé directement à Jean Charest, mardi. « Comment se fait-il qu'après mensonge par-dessus mensonge, comme premier ministre, on accepte cette situation-là face au public? » a déclaré Gaétan Barrette. L'application de la loi 34 obligerait quatre cliniques privées de Montréal à se conformer à des règles plus strictes d'ici le 30 septembre 2009. L'un de ces établissements, la clinique L'Alternative, a annoncé qu'il devra fermer son service d'avortements. Devant la controverse soulevée par les dispositions de la loi 34, le gouvernement québécois demande un nouvel avis au Collège des médecins. De son côté, le Collège entend soumettre « dans les meilleurs délais », au ministre de la Santé, des normes de sécurité acceptables pour la pratique d'IVG, notamment dans les cliniques privées.
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Le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Gaétan Barrette, réclame la démission du ministre Bolduc.
Le ministre Bolduc fustigé par ses pairs dans le dossier des cliniques d'avortement, explique Josée Thibeault.
Le ministre Bolduc est au centre des critiques, explique Marie-Andrée Brassard.
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