![]() PolitiqueTournée européenne Escale parisienne pour Jean CharestMise à jour le mercredi 1 juillet 2009 à 17 h 01
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, continue sa tournée européenne à Paris. Il a rencontré mercredi son homologue François Fillion, afin de discuter des dossiers de l'entente sur la mobilité de la main-d'oeuvre et des négociations sur un éventuel accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada. Les deux premiers ministres ont convenu de lancer début 2010 la mise en oeuvre des accords de reconnaissance mutuelle des qualifications et de mobilité de la main d'oeuvre à l'occasion de leur prochaine « rencontre alternée » à Paris. À ce jour, 18 « arrangements » (11 métiers, 7 professions) ont été signés, notamment dans les secteurs aussi divers que le bâtiment, les travailleurs sociaux, les experts comptables ou les avocats. Jean Charest espère qu'ils seront plus nombreux d'ici 2010. Nous avons besoin de main d'oeuvre et de cerveaux, de coeurs, de compétences pour construire la société et l'économie québécoises. — Jean Charest Les changements climatiques aussi au menu Le gouvernement français a aussi donné son appui au Québec sur la question des changements climatiques. Jean Charest demande que les efforts des États fédérés à ce chapitre soient reconnus. Selon le chef du gouvernement français, « l'expérience du Québec » doit pouvoir se faire entendre dans les négociations entourant la conférence des Nations unies sur le climat, qui se tiendra en décembre prochain à Copenhague, au Danemark. Ce forum doit fixer de nouvelles cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour succéder au Protocole de Kyoto, qui arrivera à échéance en 2012. L'appui verbal du premier ministre français survient alors que le Canada essuie des critiques virulentes en Europe pour sa lenteur à réagir aux bouleversements du climat. Une visite qui aurait pu mieux tomber Le contexte s'avère toutefois particulier dans l'Hexagone, notamment avec l'accident d'avion survenu aux Comores mardi, qui a fait de nombreuses victimes françaises. Le secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie, Alain Joyandet, s'est rendu sur place et n'a donc pas pu rencontrer M. Charest. Une absence importante, étant donné que celui-ci pilote le dossier de l'entente sur la mobilité de la main-d'oeuvre du côté français. Sans compter le fait que le président français, Nicolas Sarkozy, a récemment procédé à un remaniement ministériel. Toujours la mobilité de la main d'oeuvre Plus tôt, il a rencontré une dizaine de représentants d'ordres professionnels français, afin de promouvoir l'entente de mobilité. Il était accompagné de l'ex-ministre libéral Gil Rémillard, négociateur du côté québécois. Depuis la signature de l'Entente sur la mobilité professionnelle par Jean Charest et Nicolas Sarkozy, en octobre dernier, 18 corps de métiers et professions ont signé des ententes de reconnaissance mutuelle des qualifications. L'objectif est d'assurer la reconnaissance d'une centaine de professions dans les deux pays d'ici 2010. Tournée chargée Avant son escale parisienne, Jean Charest était de passage en Bavière, dans le sud-est de l'Allemagne, mardi, pour continuer de promouvoir l'éventuel accord de libre-échange entre le Canada et l'Europe. Lundi, M. Charest a fait la promotion de l'accord en Belgique, affirmant qu'il permettrait une meilleure stabilité dans le monde en rapprochant le Canada et l'Europe, mais aussi les États-Unis. Le commerce Canada-Union européenne en brefL'Union européenne représente le deuxième partenaire commercial et financier du Canada et du Québec, après les États-Unis. Selon une étude conjointe, un accord de libre-échange entre le Canada et l'UE contribuerait à augmenter le PIB canadien de 12 milliards de dollars et les échanges commerciaux bilatéraux de 20 %.
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