Charest met en garde Harper

Jean Charest lors de son point de presse à Bruxelles Jean Charest lors de son point de presse à Bruxelles

Jean Charest hausse le ton à l'égard de Stephen Harper en matière de lutte contre les changements climatiques. Le premier ministre du Québec l'avise de ne pas signer d'accord international sur le sujet sans avoir, au préalable, obtenu le feu vert des provinces canadiennes.

En mission en Europe, Jean Charest prévient Stephen Harper qu'un consensus interprovincial est nécessaire avant d'adopter une position au niveau fédéral. Il invoque le fait que ce sont les provinces qui appliquent les mesures dans ce domaine.

Ce sont elles qui appliquent les mesures décidées au fédéral, indique-t-il. Il s'agit de compétences partagées, a-t-il déclaré lors d'un point de presse à Bruxelles. Elles ont donc leur mot à dire selon lui, sinon l'entente « ne sera pas effective », dit-il.

La lutte contre les changements climatiques est un sujet chaud dans les relations entre Québec et Ottawa. Le plan adopté par le gouvernement Charest se veut plus proche des objectifs fixés par le protocole de Kyoto que celui du fédéral.

Jean Charest dit avoir remarqué un « changement d'attitude du gouvernement fédéral », mais il s'empresse d'ajouter qu'il faut s'assurer que les provinces soient aussi incluses dans une éventuelle entente.

Jean Charest a fait cette déclaration lors d'une mission qu'il effectue en Europe. Il est accompagné du premier ministre manitobain, Gary Doer. Ce déplacement est à l'initiative des deux hommes. Ils souhaitent faire reconnaître formellement leur rôle dans le futur traité international en matière de lutte contre les changements climatiques, qui sera négocié à Copenhague, en décembre prochain.

La mission européenne de Jean Charest se déroule du 25 juin au 2 juillet. Elle comprend plusieurs arrêts pour M. Charest, à savoir la Belgique, l'Allemagne et la France.