![]() PolitiqueParti québécois Pauline Marois rallie ses militantsMise à jour le samedi 13 juin 2009 à 17 h 33
Réunis à Rivière-du-Loup, quelque 200 députés, présidents d'associations de circonscription et membres de l'exécutif du Parti québécois ont adopté unanimement le plan de souveraineté de leur chef Pauline Marois. Dans un point de presse en fin d'après-midi, Pauline Marois, souriante, a déclaré que ses troupes étaient enthousiastes, motivées et solidaires. Nous avons franchi un moment important qui va nous amener à rompre avec l'attentisme et en finir avec le statu quo. — Pauline Marois Elle a ajouté que les prochains mois seront consacrés à des débats en région, sur différents thèmes comme la santé et l'environnement, débats dont les résultats seront ramenés en congrès. Le PQ a l'intention de prendre les moyens pour faire respecter les compétences constitutionnelles en matière de langue, de culture, de politique familiale et d'environnement. Elle entend utiliser une panoplie de moyens pour y parvenir. La contestation judiciaire pourrait en faire partie, notamment sur le pouvoir d'Ottawa de dépenser. Les référendums sectoriels ne sont pas exclus, mais Mme Marois a indiqué qu'elle n'en souhaite qu'un seul, général, celui sur la souveraineté. Le plan sera soumis aux membres au congrès du parti au printemps 2011. En matinée, devant ses militants, Mme Marois a malmené le Parti libéral et tout particulièrement son chef Jean Charest, qu'elle a qualifié de « menteur », « d'imposteur » et de « démolisseur en chef ». Il nous a menti sur la crise économique, il nous a menti sur le déficit, il nous a menti sur la Caisse de dépôt et placement, il nous a menti sur la TVQ, les tarifs, la péréquation. Jean Charest nous a menti et quand je dis ''nous'', c'est un ''nous'' inclusif. — Pauline Marois Une conférence en campagne Les présidents du PQ sont réunis à Rivière-du-Loup au moment ou l'ex-bloquiste Paul Crête fait campagne en vue d'être élu sous la bannière péquiste le 22 juin prochain. Pauline Marois est d'ailleurs arrivée au bras du candidat et cette campagne occupe beaucoup l'attention des observateurs. Pauline Marois a d'ailleurs laissé entendre que la bataille n'était pas gagnée et que les militants devaient encore faire un effort, puisque la marge qui sépare Paul Crête du libéral Jean D'Amour ne permet pas au PQ de crier victoire. La partielle du 22 juin a été provoquée par le départ de l'ex-chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, qui a représenté la circonscription pendant 14 ans. Les propos prononcés plus tôt cette semaine par l'ex-premier ministre péquiste Jacques Parizeau sont revenus hanter les coulisses de la conférence. Lors d'un colloque des Intellectuels pour la souveraineté (IPSO), alors qu'il abordait la question de la pertinence des référendums sectoriels, il a affirmé: « Un des mes anciens assistants a dit: "Pour faire la souveraineté, il faut une crise." [Or] c'est bien embêtant, il y a des crises qui apparaissent de temps à autre, mais pas toujours au bon moment pour nous. En fait, il faudrait qu'on suscite la crise. Et c'est évident qu'un référendum sur un sujet défini peut créer une crise. » Le premier ministre Jean Charest en a conclu que le PQ cherchait le chaos pour réaliser ses objectifs politiques. Samedi, le député péquiste Bernard Drainville a répliqué: « C'est Mme Marois qui est la boss et nous sommes un groupe de députés très solidaire. On pense que l'on va rallier nos militants. C'est fini les chicanes de famille. » Marc Laviolette, souverainiste plus radical, a pour sa part lancé: « Moi, les crises, j'ai pas de problèmes avec ça. Aucun changement social ne s'est produit sans crise. » Radio-Canada.ca avec Presse canadienne Dossiers en profondeur
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