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PC/Adrian Wyld
Les Canadiens seront fixés lundi sur la possibilité que des élections soient déclenchées en plein été. Le chef de l'opposition officielle à Ottawa, Michael Ignatieff, a pris la fin de semaine pour décider s'il appuiera ou non le gouvernement conservateur de Stephen Harper, lors d'un vote de confiance qui doit se tenir à la fin de la semaine prochaine.
Tandis que le chef du Parti libéral soupèse toujours la possibilité de faire tomber le gouvernement de Stephen Harper, l'ex-premier ministre Jean Chrétien, lui, ne voit pas de problème à tenir des élections cet été.
Mais pendant que Michel Ignatieff tergiverse, l'ancien premier ministre libéral Jean Chrétien, ne voit aucun problème, lui, à tenir un scrutin en plein été.
Jean Chrétien
« Les dates des élections, on en parle avant les élections et quand l'élection est commençée on n'en parle plus, on parle de l'élection. [...] J'ai été avec des gouvernements minoritaires avec MM. Pearson et Trudeau et les conservateurs étaient toujours contre le gouvernement et c'était les NPD et les créditistes qui décidaient si oui ou non on avait une élection. Mais là, ils ont viré ça à l'envers. Ils se sont prononcés avant. Ils vont peu-être avoir la surprise de leur vie lundi ».
Plus nuancé, Michael Ignatieff s'est dit déçu de la gestion économique du gouvernement conservateur, et se demandait jeudi si des élections générales déclenchées dès cet été aideraient le Canada à sortir de la récession.
Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique ont comparé cette hésitation à celle de l'ancien chef du Parti libéral, Stéphane Dion, qui avait amené les libéraux à appuyer les conservateurs ou à s'abstenir de voter à de nombreuses occasions sur des enjeux de confiance. Michael Ignatieff a rétorqué que les Canadiens s'attendaient à ce qu'il ait une attitude responsable, contrairement aux bloquistes et aux néo-démocrates qui ont rejeté d'emblée le contenu du rapport d'étape sur l'économie et qui s'opposeront à l'adoption des crédits budgétaires.
Ce vote sur les crédits, qui met en jeu la confiance de l'opposition envers le gouvernement, doit avoir lieu à la fin de la semaine prochaine. Les libéraux disposent aussi d'une journée d'opposition, vendredi prochain, où ils peuvent en théorie présenter une motion visant à défaire le gouvernement.
Si les trois partis d'opposition s'alliaient pour faire tomber le gouvernement Harper le 19 juin, le premier ministre n'aurait d'autre choix que de demander à la gouverneure générale de dissoudre la Chambre des communes et de déclencher des élections. Les Canadiens pourraient donc avoir à se rendre aux urnes le 27 juillet.
En plus d'être les quatrièmes élections générales en cinq ans, et les deuxièmes en neuf mois, ce possible scrutin en plein été fait craindre à plusieurs un taux de participation exceptionnellement bas.
Assemblées d'investiture
Pendant que M. Ignatieff soupèse la possibilité de faire tomber le gouvernement, le Parti libéral tient des assemblées d'investiture.
Samedi, Denis Coderre s'est rendu à Matane, assister à l'investiture de Nancy Charest, candidate dans Haute-Gaspésie-La-Mitis-Matane-Matapédia.
Dimanche, le lieutenant de Michael Ignatieff au Québec assistera à l'investiture officielle de la députée Alexandra Mendès dans la circonscription de Brossard-La-Prairie.
D'ici le 5 juillet, huit autres candidats libéraux seront confirmés.