Le ministre Raymond Bachand avec, en arrière-plan, le premier ministre Jean Charest (archive)
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PC/Clément Allard
Un groupe québécois qui veut se porter acquéreur du Canadien pourrait bénéficier d'un prêt de 100 millions de dollars du gouvernement Charest.
Le gouvernement du Québec offre son aide aux potentiels acheteurs du Canadien.
Il a annoncé jeudi être disposé à prêter jusqu'à 100 millions de dollars à un futur acquéreur du club de hockey, à condition que celui-ci soit québécois.
Le prêt pourrait être fait par Investissement Québec ou la Société générale de financement.
Le ministre des Finances a indiqué que le prêt ne dépassera pas 100 millions de dollars, même si les enchères montent.
D'autres acheteurs pourraient se manifester.
Étonnement
Le professeur de gestion de l'UQAM et spécialiste en économie du sport, Philip Merrigan, est étonné par l'offre de prêt du gouvernement. Surtout que pour l'instant, les acheteurs déclarés sont québécois et sont assez solides financièrement, dit-il.
Rappelons que la famille Molson et Quebecor, en partenariat avec le Fonds de solidarité de la FTQ et les Productions Feeling de René Angélil, ont chacun déposé une offre d'achat mercredi. D'autres acheteurs pourraient bientôt se manifester.
M Merrigan souligne de plus que le Canadien et le Centre Bell représentent un investissement intéressant. « La profitabilité du Canadien est très, très élevée depuis les dernières années et on peut penser que cela va le demeurer dans les prochaines années. »
Le gouvernement avait consenti un prêt de 140 millions à Georges Gillett, à l'époque où il avait voulu acheter le club, en 2001. Depuis, M. Gillett a remboursé la totalité de la somme. Le spécialiste en économie du sport considère par ailleurs que la situation financière de l'équipe était toutefois loin d'être la même.
Les profits du Centre Bell seraient passés de 3,5 millions de dollars, en 2002, à 55 millions, en 2008, d'après des informations obtenues par Radio-Canada il y a quelques mois.
M. Merrigan craint aussi que le prêt offert par Québec n'entraîne une surenchère. « Si un investisseur américain rentre en jeu, est-ce que le gouvernement va monter de 100 à 125 millions? suppose-t-il. Ultimement, ce n'est pas le contribuable qui va recevoir des ristournes, mais de l'argent qui va aller dans les poches de Gillett. »
L'opposition en faveur
À Québec, les partis d'opposition se disent en faveur de l'initiative du gouvernement. La chef de l'opposition, Pauline Marois, soutient toutefois que le gouvernement devrait aussi penser à aider d'autres fleurons québécois.