Logo Radio-Canada

PolitiqueRapport d'étape sur l'économie

Harper affiche sa satisfaction

Mise à jour le jeudi 11 juin 2009 à 15 h 32

Stephen Harper présente son rapport d'étape sur l'économie à Cambridge, en Ontario

Photo: La Presse Canadienne /Dave Chidley

Stephen Harper devant son auditoire de Cambridge, en Ontario

Le premier ministre Stephen Harper a présenté dans son deuxième rapport périodique un portrait plutôt positif de la gestion de la récession par son gouvernement. Cette présentation se tenait à Cambridge, en Ontario, une région manufacturière particulièrement touchée par la crise économique.

Le rapport, préparé par le ministre des Finances, ne contenait pas de nouvelles annonces, mais faisait part de prévisions économiques positives pour l'ensemble du pays.

Ainsi, le gouvernement Harper estime qu'en 10 semaines, 80 % du financement annoncé pour 2009 dans le budget de janvier dernier a été distribué (« engagé ») ou dépensé, partout au pays.

Quelque 3000 projets d'infrastructure ont ainsi été lancés dans plusieurs provinces, selon le gouvernement. Un bon nombre d'entre eux, a précisé le premier ministre Harper, sont toutefois au stade de la planification ou des plans et devis.

M. Harper a rappelé plusieurs des mesures budgétaires adoptées, dont celles concernant l'assurance-emploi. Il a promis qu'il améliorerait le programme d'aide aux sans-emploi l'automne prochain, sans toutefois donner de détails.

L'opposition continue de réclamer une réduction du nombre minimal d'heures de travail requis pour toucher des prestations. Libéraux, bloquistes et néo-démocrates veulent faire passer ce seuil à 360 heures. Il varie actuellement d'environ 420 à 700 heures, selon la province.

Déficit de 50,2 milliards

À la fin du rapport d'étape, le gouvernement Harper révèle que le déficit exact prévu en 2009-2010 est de 50,2 milliards de dollars, soit 16 milliards de plus que ce qui était prévu dans le budget Flaherty.

Lors de son discours, Stephen Harper a qualifié ce déficit de « considérable », mais de « nécessaire » et « abordable ». Le premier ministre soutient que ce déficit est plutôt modeste par rapport à d'autres pays.

Malgré le déficit commercial et la hausse du chômage, M. Harper affirme voir des signes que la récession s'estompe lentement.

Maintenant, plus que jamais, nous devons garder le cap.

— Stephen Harper

Stephen Harper s'est aussi vanté d'avoir effectué la plus grande réduction du fardeau fiscal des Canadiens en 50 ans. Il a ajouté qu'il pourrait diminuer encore plus les taxes et impôts lorsque le contexte économique sera plus favorable.

« Tous les autres partis au Parlement croient toujours profondément en la vieille philosophie de dépenser plus et de taxer plus », a lancé le premier ministre Harper, en guise de flèche à l'opposition. M. Harper a martelé que le Canada était le seul pays à avoir évité la nationalisation des banques et l'augmentation du fardeau fiscal.

Le premier ministre a soutenu que le Canada était le dernier pays du G-7 à avoir connu la récession, et qu'il en ressortirait l'un des plus forts. « Les effets de la récession commencent à s'atténuer, et les points forts du Canada commencent à être remarqués au-delà de nos frontières », a dit Stephen Harper.

Le sénateur Mike Duffy, un ancien journaliste à la télévision, animait la présentation. Le premier ministre Harper a pris la parole, entouré de spectateurs, dans un environnement rappelant les town hall meetings des présidents américains.

Les rapports d'étape sont devenus nécessaires depuis le dépôt du budget du gouvernement minoritaire conservateur en janvier. En guise de conditions pour appuyer le budget du ministre Flaherty, les libéraux de Michael Ignatieff avaient exigé des rapports sur l'état de l'économie.

Dans son budget, le ministre des Finances avait prévu un plan de relance de 22,7 milliards de dollars. Le prochain rapport d'étape est prévu pour le mois de décembre.

Réactions de l'opposition

Tout en affichant sa déception, le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, a déclaré qu'il allait prendre le temps de lire le rapport et d'évaluer la pertinence de provoquer des élections.

Pour leur part, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique ont d'ores et déjà annoncé qu'ils voteraient contre les crédits budgétaires.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne