27 avril 2009
![]() PolitiqueMobilité de la main-d'oeuvre Voie libre entre la France et le QuébecMise à jour le mardi 9 juin 2009 à 18 h 06
Après avoir fait un plaidoyer contre le protectionnisme, en marge du Forum économique international de Montréal, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a mis l'accent sur la mobilité de la main-d'oeuvre, mardi. L'Assemblée nationale a en effet adopté la loi 3 qui permettra la mise en oeuvre de l'entente Québec-France sur la reconnaissance des compétences. Le gouvernement a aussi déposé le projet de loi 55 sur la reconnaissance des qualifications partout au Canada, sauf pour les métiers de la construction. Mercredi, il y aura dépôt d'un autre projet de loi, celui-là pour la création d'un poste de commissaire des plaintes sur la reconnaissance professionnelle. Selon le premier ministre Charest, sur les 4000 personnes qui font des demandes de reconnaissance professionnelle, 800 sont de nationalité française. Depuis la signature de l'Entente sur la mobilité professionnelle par Jean Charest et le président français Nicolas Sarkozy, en octobre dernier, 17 corps de métiers et professions ont signé des ententes de reconnaissance mutuelle des qualifications. L'objectif est d'assurer la reconnaissance d'une centaine de professions dans les deux pays d'ici 2010. L'apport des travailleurs étrangers sera essentiel, estime le gouvernement Charest, puisque 700 000 postes seront à combler dans les entreprises québécoises d'ici 2012. Le premier ministre Charest s'est défendu de revenir sans cesse sur ce dossier, pour lequel presque chaque étape a été soulignée par une annonce, en disant qu'il s'agissait d'un important enjeu d'avenir. « Je ne connais pas d'endroit dans le monde qui aura posé autant de gestes que nous on en aura posés pour s'ouvrir, pour attirer des gens », a déclaré M. Charest. Le premier ministre a aussi insisté pour dire qu'il n'y aurait aucun assouplissement des lois linguistiques, même avec cet afflux de travailleurs étrangers. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
En profondeur
Médecins étrangers: l'envers de la grande séduction
article
Le parcours que doivent franchir les médecins formés à l'étranger avant de pouvoir pratiquer la médecine au Québec.
Mobilité de la main-d'oeuvre: Le projet décolle
27 avril 2009 |