![]() PolitiqueSODEC Jean-Guy Chaput destituéMise à jour le jeudi 4 juin 2009 à 15 h 20
Le gouvernement Charest a décidé de destituer Jean-Guy Chaput de son poste de directeur général de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), suivant ainsi la recommandation du conseil d'administration de l'organisme adoptée la semaine dernière. C'est Gilles Corbeil qui assurera la direction générale de la SODEC par intérim, a indiqué jeudi la ministre de la Culture, Christine St-Pierre. Bien que destitué de son poste de D. G., Jean-Guy Chaput continuera à travailler pour la SODEC jusqu'à la fin de son mandat, le 2 octobre prochain, après quoi il touchera une prime de départ de 60 000 $. Dans l'intervalle, il sera réaffecté à des fonctions au sein du Cabinet du ministère de la Culture, sans accès à un compte de dépenses. La ministre St-Pierre a expliqué que le gouvernement a dû prendre cette décision parce que M. Chaput le menaçait de poursuite. « S'embarquer dans une grande et longue procédure judiciaire, ça aurait coûté des centaine de milliers de dollars aux contribuables et je ne pense pas que c'est ce qu'ils souhaitaient », a-t-elle dit. Le 29 mai, le C. A. de la SODEC a recommandé à l'unanimité la destitution de Jean-Guy Chaput, jugant que celui-ci n'avait plus « la légitimité requise pour assumer son rôle au sein de la SODEC ». Cette décision fait suite à la publication du rapport du vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, qui a souligné d'importantes lacunes dans le contrôle des dépenses et l'accès interne à l'information sur la gestion de la SODEC. Dans son rapport, M. Lachance soulignait notamment des dépenses de 48 000 $ pour des hôtels et des billets d'avion lors des déplacements de M. Chaput en 2008, ainsi que la location d'une chambre d'hôtel avec vue sur la mer, à 1300 $ la nuit, pendant le récent Festival de Cannes. Le vérificateur général avait également fait état de 200 000 $ en frais de déplacement qui ont été comptabilisés dans la colonne d'un programme de subventions dont l'objectif est d'aider le milieu culturel. Au lendemain de la publication de ce rapport, le premier ministre Jean Charest avait désavoué M. Chaput, qualifiant ces dépenses d'inacceptables. Au cours d'une conférence de presse à Montréal, M. Chaput s'était cependant défendu d'avoir effectué des dépenses excessives et avait exprimé son intention de demeurer en poste. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne |