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PolitiqueCaisse de dépôt et placement

Le PQ veut aller plus loin

Mise à jour le mercredi 27 mai 2009 à 15 h 30

La chef du Parti québécois, Pauline Marois

La chef du PQ, Pauline Marois

Le Parti québécois revient à la charge et demande une enquête plus en profondeur sur les pratiques de gestion qui ont conduit aux pertes de près de 40 milliards de dollars à la Caisse de dépôt et placement (CDP) en 2008.

En conférence de presse, mercredi, la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, a réclamé une enquête en profondeur du vérificateur général sur la CDP. Le PQ estime que la commission parlementaire spéciale n'a pas permis d'aller au fond des choses, même après 34 heures de témoignages.

Mme Marois demande aussi la création d'un comité d'experts non partisan, qui aurait pour mandat de se pencher sur la gestion du risque et sur la mission de la CDP, en particulier quant à l'obligation de contribuer au développement économique du Québec.

La chef péquiste a affirmé qu'il restait de l'insécurité et de l'inquiétude, et qu'il était donc nécessaire d'aller plus loin dans l'analyse de ces résultats. « Non, nous ne cherchons pas de coupables. Nous cherchons cependant les éléments qui, dans les processus de prise de décision, dans la gouvernance, dans la gestion, ont fait défaut et ont mené à cette catastrophe », a expliqué Pauline Marois.

Charest dit non

Le premier ministre Jean Charest lors de la période de questions à l'Assemblée nationale

Le premier ministre Jean Charest

Lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, le premier ministre Jean Charest a rejeté les demandes péquistes du revers de la main, affirmant que la commission parlementaire spéciale avait permis de tirer les leçons qui s'imposaient. Selon M. Charest, l'intérêt public sera mieux servi si on laisse la Caisse travailler.

« On prend acte du fait que la chef de l'opposition officielle voudrait prolonger et prolonger encore le débat sur la Caisse de dépôt et placement du Québec. Je pense que tout le monde sait pourquoi. Je pense qu'elle y voit un espèce d'avantage politique pour elle-même », a déclaré le premier ministre.

En entrevue à RDI, le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a répété que la commission parlementaire spéciale avait permis d'obtenir des explications sur les 10 milliards de plus de pertes de la CDP par rapport à d'autres institutions comparables.

Le gouvernement de Jean Charest avait déjà refusé de permettre la comparution des gestionnaires Luc Verville et Nicolas Deblois, qui auraient été les principaux acheteurs du papier commercial adossé à des actifs (PCAA), qui a plombé les résultats de la Caisse en 2008.

Le ministre Bachand a annoncé mardi six mesures qui permettront de renforcer la surveillance des activités de la Caisse de dépôt.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne