St-Pierre se défend d'avoir tardé à agir

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Christine St-Pierre, ministre de la Culture Christine St-Pierre, ministre de la Culture

La ministre de la Culture du Québec, Christine St-Pierre, se défend d'avoir tardé à agir pour contrôler les dépenses du PDG de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), sous la responsabilité de son ministère.

La ministre de la Culture du Québec affirme avoir pris le dossier en main dès son arrivée au ministère, en 2007, pour contrôler les dépenses du PDG de la Société de développement des entreprises culturelles

Un rapport du vérificateur général du Québec, publié jeudi, critique sévèrement les dépenses des gestionnaires de la SODEC, dont son président et chef de la direction, Jean-Guy Chaput.

Interrogée en marge du conseil national du Parti libéral du Québec, Mme St-Pierre a affirmé samedi qu'elle avait pris ses dossiers en main dès son arrivée à la Culture, en 2007.

La ministre a dit avoir entendu des rumeurs à propos de Jean-Guy Chaput, mais ne pas avoir pu aller au fond des choses sur la base de rumeurs.

À la lumière du rapport du vérificateur général, Mme St-Pierre emboîte le pas au premier ministre et estime que M. Chaput n'est plus en mesure de diriger la SODEC.

Alors que M. Chaput a affirmé qu'il avait l'intention de rester en poste jusqu'à la fin de son mandat, en octobre, la ministre St-Pierre estime que « c'est la première réaction; il va réfléchir au cours du week-end ».

De son côté, l'ex-ministre de la Culture Line Beauchamp a affirmé vendredi qu'elle avait posé des questions au sujet des frais de déplacement et de représentation de M. Chaput en 2006, et qu'elle avait conclu que les dépenses additionnelles avaient été engendrées en raison de l'entrée en fonction du nouveau PDG et des tournées nécessaires pour bien maîtriser ses dossiers.

Mme Beauchamp, qui connaissait bien Jean-Guy Chaput lorsqu'elle l'a nommé à la direction de la SODEC en 2004, s'attendait toutefois à ce que, par la suite, ces frais diminuent.

Or, le rapport du vérificateur général Renaud Lachance fait état d'importantes lacunes dans le contrôle des dépenses de l'organisme.