Charest ne veut pas d'enquête spéciale

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Jean Charest Jean Charest

La polémique sur la gestion des Fonds d'intervention économique régionale (FIER) se poursuit à Québec. Le premier ministre Jean Charest rejette l'idée d'accorder un mandat spécial au vérificateur général pour enquêter sur le fonctionnement des FIER.

Le premier ministre rejette l'idée de mandater le vérificateur général pour faire la lumière sur la gestion des Fonds d'intervention économique régionaux, comme le réclame l'opposition, préférant s'en remettre à Investissement Québec.

Estimant que ces fonds s'avèrent un « bon succès » dans l'ensemble, il préconise plutôt une intervention d'Investissement Québec, qui supervise les activités des FIER.

« S'il y a des cas particuliers, on va demander à Investissement Québec qu'il en fasse l'examen. Si les règles doivent être améliorées, qu'il nous fasse des recommandations. » — Jean Charest

Le premier ministre soutient que les FIER ont permis de maintenir presque 5000 emplois dans la province.

L'opposition ne lâche pas le morceau

La députée péquiste Agnès Maltais. La députée péquiste Agnès Maltais.

L'opposition estime que des administrateurs de FIER s'étaient placés en situation de conflit d'intérêts en effectuant des placements dans des entreprises dont ils sont actionnaires.

Le Parti québécois (PQ) est revenu à la charge, mercredi, à l'Assemblée nationale. La députée de Taschereau, Agnès Maltais, a cité le cas d'un FIER de l'Estrie qui investit, selon elle, dans un hôtel de luxe pour chiens et chats.

« Les FIER devraient être les miroirs de l'économie régionale, mais ils servent à Montréal pour un hôtel de luxe pour chiens et chats. Est-ce que le ministre [Raymond Bachand] va enfin faire le ménage dans les FIER? » a-t-elle lancé.

Ce nouveau cas a pris de court le ministre des Finances et du Développement économique, Raymond Bachand, qui a semblé irrité par les remarques de la députée péquiste.

Lors d'un point de presse, la chef du PQ, Pauline Marois, a indiqué pour sa part qu'une enquête spéciale est plus que jamais nécessaire, car, selon elle, le ministre Bachand s'est « discrédité » dans ce dossier.