Le premier ministre Stephen Harper
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PC/Darren Calabrese
Dans un discours devant la Fédération de chasse et pêche de l'Ontario, samedi, le premier ministre du Canada a lancé une autre offensive contre le Registre national des armes à feu.
Le premier ministre du Canada sollicite l'appui des chasseurs pour abolir le Registre national des armes à feu.
Le gouvernement minoritaire du conservateur Stephen Harper veut soustraire les armes de chasse du registre. M. Harper demande aux chasseurs d'exercer des pressions en ce sens sur les députés de l'opposition afin qu'ils adoptent un projet de loi privé à ce sujet, qui fait son chemin à la Chambre des communes.
Le premier ministre soutient que des députés de l'opposition sont en faveur de l'abolition du Registre des armes à feu, même si leur parti milite pour le statu quo.
Du point de vue de Stephen Harper, les députés de l'opposition savent très bien, eux aussi, que les chasseurs qui sont respectueux des lois ne sont aucunement reliés au problème de la violence.
Il faut préciser que les conservateurs ont réduit le budget du registre et omis de punir les propriétaires d'armes à feu qui n'avaient pas enregistré leurs armes.
Le Registre national des armes à feu avait été mis en place par le gouvernement libéral précédent, mais il a toujours été remis en question par les conservateurs parce qu'il serait une source de bureaucratie inutile et coûterait trop cher à appliquer.
L'opposition prudente
En entrevue à l'émission Question Period du réseau CTV, les chefs libéral et néo-démocrate ont émis des réserves quant au projet de loi privé du député conservateur Garry Breitkreuz.
Le chef de l'opposition officielle, Michael Ignatieff, a déclaré qu'il ferait très attention aux « petits caractères » du projet de loi. Il a expliqué qu'il ne voulait pas appuyer une loi qui aurait des répercussions sur d'autres types d'armes, comme les armes de poing, et réduirait la valeur du registre.
Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a estimé que le projet de loi, dans sa forme actuelle, avait justement une approche trop laxiste pour les armes autres que les fusils de chasse. M. Layton a tout de même indiqué que ses députés pourraient voter librement, puisqu'il s'agit d'un projet de loi privé.