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PolitiqueCaisse de dépôt et placement

La polémique se poursuit

Mise à jour le mardi 17 mars 2009 à 22 h 18

Pauline Marois lors de la période des questions à l'Assemblée nationale.

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Pauline Marois lors de la période des questions à l'Assemblée nationale.

Le débat sur le choix du nouveau du PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), Michael Sabia, a retenti mardi à l'Assemblée nationale.

La chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, et le critique du Parti québécois (PQ) en matière de finances, François Legault, ont tour à tour dénoncé le choix de M. Sabia et le processus qui a mené à sa sélection. L'opposition péquiste a accusé le premier ministre Jean Charest de s'être ingéré dans ce choix.

Selon Pauline Marois, deux nouveaux membres du conseil d'administration de la CDPQ ont participé à la sélection de M. Sabia, même s'ils n'étaient pas formellement nommés. En outre, a-t-elle rappelé, le président du conseil, Robert Tessier, n'était en poste que depuis quelques jours.

De plus, Mme Marois a fait remarquer que l'un des membres du conseil d'administration, Jean-Pierre Ouellet, aurait dû se retirer du processus de sélection en raison de ses liens avec M. Sabia. Les deux hommes ont travaillé ensemble au Canadien National (CN).

En point de presse, la chef de l'opposition officielle a parlé de « mascarade » dans le choix du nouveau PDG de la CDPQ. Catégorique, elle a indiqué que c'est Jean Charest qui « a imposé son choix ».

Mme Marois a exigé une reprise du processus de sélection pour la désignation d'un nouveau PDG de la CDPQ.

C'est à l'évidence une décision prise par M. Charest, imposée par M. Charest et ce que l'on constate actuellement, c'est que c'est un véritable fiasco, parce que les gens ne reconnaissent pas là la personne qui aurait les compétences pour assumer cette nouvelle responsabilité.

— Pauline Marois

Charest sur la défensive

Le premier ministre Jean Charest a défendu son choix, affirmant que « le gouvernement a assumé ses responsabilités ». Il a même accusé de « xénophobie » les anciens premiers ministres péquistes Jacques Parizeau et Bernard Landry, qui ont critiqué le choix de M. Sabia.

« Il y a un processus qui prévoit qu'il y a une recherche. Il y a également un travail de fait par le conseil d'administration qui fait une recommandation au gouvernement. Et la recherche qui avait été entamée, au moment du départ de M. Rousseau, a été reprise là où elle avait été laissée, et le conseil d'administration a fait son travail », a répliqué M. Charest à l'Assemblée nationale.

Pour sa part, la ministre Monique Jérôme-Forget a fait savoir que Michael Sabia n'aurait pas droit au même boni que son prédécesseur Henri-Paul Rousseau.