24 février 2009
![]() PolitiqueADQ Mario Dumont quitte la vie politiqueMise à jour le mardi 24 février 2009 à 14 h 13 Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, quitte son poste de député de Rivière-du-Loup et de chef de parti pour aller travailler dans le secteur privé, dans la région de Montréal. Dans une lettre adressée mardi au président de l'ADQ Mario Charpentier, M. Dumont annonce officiellement qu'il quittera ses fonctions de chef de l'ADQ et de député le 6 mars prochain, soit quatre jours avant la reprise des travaux à l'Assemblée nationale. Mario Dumont n'a pas organisé de conférence de presse pour annoncer son départ, ni prononcé de discours d'adieu à l'endroit de ses collègues de l'Assemblée nationale. Les gens qui étaient contre moi depuis 14 ans vont me dire [en Chambre] que, finalement, j'étais bon en maudit? Non, c'est correct. — Mario Dumont en entrevue à la Presse canadienne Après avoir fait part de son intention de se retirer de la vie politique le 9 décembre dernier, Mario Dumont aurait refusé plusieurs postes au gouvernement fédéral conservateur, préférant occuper un emploi dans le secteur privé. M. Dumont a justifié ces refus par sa volonté de « sortir de la politique » en ajoutant qu'il n'était pas « à la recherche d'un job politique ». Mario Dumont dit quitter l'ADQ l'esprit serein. « Il y a un sentiment d'échec de ne jamais avoir connu le pouvoir, c'est sûr. Mais en même temps, je pense avoir changé le débat politique au Québec et je pense avoir instauré une nouvelle voie politique », a-t-il expliqué à la Presse canadienne. Je comprends que le jour où tu pars, les gens te disent que c'est terrible, que c'est dommage. Mais il faut être capable de faire un pas de recul et se dire: je ne suis plus la meilleure personne pour porter le message. — Mario Dumont Dans les rangs de l'ADQ, si on s'attriste du départ de Mario Dumont, on ne le sent pas nécessairement amer pour autant. « Je le sens très serein, je le sens sans aucune amertume. Il part le coeur léger vers de nouveaux défis », a déclaré la députée adéquiste de Lotbinière, Sylvie Roy. De son côté, Gérard Deltell, député de Chauveau, a souligné que c'était la « fin d'une époque. La fin d'une grande étape dans l'histoire politique du Québec, mais aussi dans l'histoire de l'ADQ. » Lettre de Mario Dumont à la direction de l'ADQRivière-du-Loup, le 24 février 2009 Candidats à la succession Le caucus adéquiste doit se réunir cette semaine pour choisir un chef intérimaire. Mardi soir, la députée de Lotbinière, Sylvie Roy, a exprimé son intérêt à prendre les commandes du parti en attendant l'élection d'un nouveau chef. Sans confirmer sa candidature, Mme Roy a déclaré que le poste de chef intérimaire constituerait pour elle « un beau défi ». Les règles de la course à la direction devraient être connues dans deux semaines, puis un conseil général devrait avoir lieu au printemps, suivi d'un congrès à la direction l'automne prochain, fin septembre ou début octobre. La pression était de plus en plus forte dans les rangs adéquistes pour que Mario Dumont cède sa place. Depuis les dernières élections, lors desquelles son parti a été relégué au troisième rang, derrière le Parti québécois, l'enthousiasme n'y était plus, raconte l'ex-député de Chambly, Richard Merlini. « C'est le temps d'écrire de nouveaux chapitres à l'ADQ, et comme on dit, le feu sacré n'y était plus », dit-il. Déjà, les noms des députés de La Peltrie et de Shefford, Éric Caire et Francois Bonnardel, circulent pour remplacer M. Dumont, ainsi que celui de l'ex-député de Lévis, Christian Lévesque, qui se dit d'ailleurs conscient de la tâche à venir. « La marche va prendre du temps, dit-il, il n'y a personne qui pourrait dire que ça va être facile. » Le maire d'Huntingdon, Stéphane Gendron, a finalement renoncé à se lancer dans cette course, qui arrive trop rapidement pour lui. Pour Jacques Hébert, un des membres fondateurs de l'ADQ, le défi est surtout de remobiliser les troupes: « Cela a été la déroute le 8 décembre, et chacun est reparti dans son coin ». Mario Dumont a fondé l'Action démocratique du Québec avec l'ancien libéral Jean Allaire, en 1994. Jean Allaire prend la direction du parti, mais démissionne quelques mois plus tard pour des raisons de santé. Mario Dumont lui succède alors qu'il n'a que 24 ans. Aux élections du 26 mars 2007, l'ADQ a fait élire 41 députés, et son parti a formé l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, sous le gouvernement minoritaire de Jean Charest. L'automne dernier toutefois, les électeurs ont boudé le parti, et n'ont élu que 7 députés le 8 décembre. Mario Dumont a alors annoncé qu'il quitterait la direction de l'ADQ.
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Mario Dumont, l'autonomiste
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Biographie du chef de l'Action démocratique du Québec
Rivière-du-Loup réagit
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24 février 2009
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Louiselle Lévesque explique que Mario Dumont part avec le sens du devoir accompli.
Catherine St-Vincent Villeneuve explique les difficultés pour l'ADQ post-Dumont.
Yvon Picotte, ancien président de l'ADQ, commente le départ de Mario Dumont.
L'analyse de Michel C. Auger
Sébastien Perron explique que la pression se faisait forte pour que Mario Dumont parte.
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