![]() PolitiqueBataille des plaines d'Abraham Le PQ largue Patrick BourgeoisMise à jour le vendredi 20 février 2009 à 23 h 35
Le Parti québécois a décidé de rompre tous ses liens avec l'éditeur controversé Patrick Bourgeois, prenant ainsi ses distances avec l'aile radicale du mouvement souverainiste. Patrick Bourgeois s'est récemment retrouvé sous les feux de la rampe après avoir tenu des propos virulents pour dénoncer la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham. Vendredi, le bureau de la chef péquiste Pauline Marois a annoncé que les députés péquistes n'achèteront plus de publicités dans le journal Le Québécois que dirige M. Bourgeois. « M. Bourgeois a fait des commentaires inacceptables, inappropriés, qui s'apparentent à des propos violents. Notre parti prône depuis 40 ans l'atteinte de son objectif par des voies démocratiques et pacifiques », a indiqué un collaborateur de Mme Marois à La Presse canadienne. Mardi dernier, la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) a décidé d'annuler la reconstitution de la bataille de 1759 pour des raisons de sécurité. Pas de surprise pour Bourgeois Figure de proue du Réseau de résistance du Québécois (RRQ), Patrick Bourgeois n'est pas surpris de la décision du PQ. Il admet que les écarts de langage de certains opposants à la reconstitution de la bataille des plaines ont indisposé Pauline Marois et fourni des munitions à ses détracteurs, particulièrement Jean Charest. « C'est sûr qu'on parle fort et qu'on ne fait pas dans la dentelle », reconnaît-il. M. Bourgeois croit tout de même que la décision de la chef péquiste est regrettable car elle privera le PQ d'une tribune précieuse. « Que le PQ le veuille ou non, il y a des militants indépendantistes de l'aile radicale, de la frange des purs et durs et c'est une façon pour le parti de rejoindre ces gens-là », a estimé M. Bourgeois. La controverse entourant la reconstitution de la bataille des plaines lui fait également vivre des heures sombres. « J'ai reçu plusieurs menaces de mort », a-t-il confié, imputant aux « radios poubelles de Québec » l'hostilité qui se manifeste à son égard. 80 % des revenus publicitaires du journal Quant au journal Le Québécois, il devrait survivre à ce coup dur. La vente d'espaces publicitaires ne représente qu'une part marginale de ses revenus. Le journal « vit, se finance et fait des profits avec les abonnements », a expliqué son directeur. « Sur des revenus publicitaires de 8000 $ à 10 000 $, environ 80 % proviennent du PQ et du Bloc », a expliqué M. Bourgeois. Dans les 13 derniers numéros, de l'été 2006 à janvier 2009, les députés péquistes et bloquistes ont placé 175 publicités dans le journal. Parmi les députés annonceurs figurent, entre autres, Stéphane Bédard, Pierre Curzi, François Gendron, François Legault, Stéphane Bergeron, Marie Malavoy, Maka Kotto et Camil Bouchard. |