![]() PolitiquePerspectives économiques Hausse de tarifs pour les Québécois?Mise à jour le dimanche 15 février 2009 à 5 h 25
C'est un Jean Charest optimiste et serein qui a rencontré les journalistes, samedi, à Québec, pour la première fois depuis son retour d'Europe, il y a environ deux semaines. D'emblée, le premier ministre a tenu à préciser que le budget pour l'année financière qui se termine à la fin mars ne sera pas déficitaire. Toutefois, comme l'avait déjà laissé entendre sa ministre des Finances, il y aura un déficit l'année prochaine. Hausse de tarifs à l'horizon Jean Charest a clairement écarté toute hausse des frais des garderies subventionnées, comme promis lors de la campagne électorale. Il n'exclut pas cependant des hausses de tarifs pour d'autres services du gouvernement. Pour les autres services, telle l'énergie, il a indiqué que tout éventuel changement devrait être fait conformément au règlement en la matière. Se défendant d'avoir versé dans l'électoralisme lors de la dernière campagne électorale, M. Charest a rappelé que ses prédictions étaient basées sur les données du moment. « Ce qu'on a dit, c'était le reflet de ce qu'on avait à ce moment-là », a-t-il dit. Mais les choses ont rapidement évolué, si bien que, a-t-il expliqué, même l'Alberta, une province riche, essuie les contrecoups de la crise mondiale. En somme, de l'avis du premier ministre, la détérioration des finances publiques était inévitable, car elle est la conséquence d'un malaise économique mondial. Il a affirmé que le Québec a résisté aussi longtemps que possible en mettant en avant des mesures de relance économique, comme les baisses d'impôt et le programme d'infrastructures. M. Charest s'est félicité que ces efforts aient pu « donner une performance supérieure aux autres provinces ». Quoi qu'il en soit, le gouvernement Charest s'engage à travailler pour maintenir les Québécois à l'emploi et maintenir les services à leur niveau actuel. Le premier ministre a fait savoir qu'il y aura de nouvelles mesures dans le prochain budget, sans en préciser la nature. Il s'agira aussi, selon lui, de maintenir une rigueur financière pour les années à venir. En attendant les résultats de la Caisse Interrogé sur la situation de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Jean Charest a répondu qu'il fallait attendre la divulgation des résultats de cette institution, dans les prochains jours. Ce sera l'occasion, a-t-il souligné, d'en parler en commission parlementaire en présence des responsables de la Caisse. Quant à la présence d'un sous-ministre au sein de conseil d'administration de la Caisse de dépôt, le premier ministre s'est contenté de dire: « on verra ». Des fleurs pour Monique Jérôme-Forget Invité à commenter les rumeurs de départ de sa ministre des Finances, Jean Charest a eu beaucoup d'éloges à l'endroit de Monique Jérôme-Forget. Une ministre « très forte », qui « gère avec rigueur » et « qui a notre entière confiance » La franchise et le franc-parler sont d'autres qualités que le premier ministre a relevées chez Mme Jérôme-Forget, une femme qui « parle vrai », a-t-il dit. Une controverse inutile S'exprimant au sujet du projet de reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham à Québec, abandonné samedi, M. Charest a déploré quelques dérives verbales qui ont émaillé cette controverse. Il a mis en garde les Québécois de ne pas tomber dans « le piège de la violence » et les a incités à « éviter les dérapages ». Le chef libéral a souligné qu'il ne s'était jamais senti interpellé par ce dossier et la polémique qui a suivi. L'embellie avec la France Contrastant avec les commentaires des souverainistes, qui ont été froissés par les propos du président français Nicolas Sarkozy, Jean Charest s'est montré satisfait de sa visite de l'Hexagone. Il a longuement parlé de l'entente sur la mobilité de la main-d'oeuvre conclue entre la France et le Québec. C'est une preuve, selon lui, que son gouvernement oeuvre pour l'économie et que la chef du Parti québécois, Pauline Marois, cherche « la chicane ». « La question du Québec relève des Québécois, on n'a pas de permission à demander », a déclaré M. Charest. Dossiers en profondeur
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