Ottawa ne bougera pas

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le ministre des Travaux publics (à gauche), Christian Paradis, le ministre responsable de l'Agence spatiale (au milieu), Tony Clement, et le Dr Steve MacLean, (à droite) président de l'Agence spatiale du Canada. Le ministre des Travaux publics (à gauche), Christian Paradis, le ministre responsable de l'Agence spatiale (au milieu), Tony Clement, et le Dr Steve MacLean (à droite), président de l'Agence spatiale du Canada.   © PC/Agence spatiale

Le ministre de l'Industrie, responsable de l'Agence spatiale, Tony Clement, et le ministre des Travaux publics, Christian Paradis, croient que l'industrie aérospatiale est en assez bonne position pour traverser la crise économique sans aide spéciale du gouvernement.

Même si Bell Helicopter et Bombardier aéronautique viennent d'annoncer des mises à pied, Ottawa ne voit pas la nécessité de mettre sur pied un programme d'aide à l'industrie aérospatiale.

Le ministre Paradis croit que « la situation est vraiment différente » entre l'industrie automobile, à qui le gouvernement a offert de généreux programmes d'aide, et l'industrie aérospatiale. « En matière aérospatiale, on est des leaders, des chefs de file, ici dans la région de Montréal », a dit M. Paradis.

« Dans l'aérospatiale, nous avons une industrie solide, qui sera encore ici dans l'avenir. Elle va continuer de bénéficier de notre soutien, de nos mesures fiscales et de nos investissements. Il n'est pas nécessaire d'aller plus loin pour l'instant », a ajouté Tony Clement.

Mais le président de l'Association des industries aérospatiales du Canada, Claude Lajeunesse, croit que la situation pourrait se détériorer et que le gouvernement n'a pas tenu sa promesse. « Le premier ministre avait promis 200 millions de dollars [...] et ce 200 millions ne se retrouve pas dans le budget », a dit M. Lajeunesse, en entrevue avec la Presse canadienne.

La semaine dernière, Bell Helicopter annonçait 500 mises à pied temporaires à Mirabel à cause du ralentissement économique. Trois jours plus tard, c'était au tour de Bombardier de se départir de 710 travailleurs à Montréal, en raison du ralentissement dans les ventes d'avions d'affaires. La compagnie devait toutefois embaucher 830 travailleurs pour ses avions commerciaux à Montréal et à Belfast.

MM. Clement et Paradis étaient à l'Agence spatiale de Longueuil, lundi, pour faire la promotion du budget fédéral, qui alloue 110 millions de dollars sur trois ans à l'Agence.

Cette somme permettra à l'Agence de poursuivre ses travaux en matière de robotique spatiale.