Michael Ignatieff
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PC/Fred Chartrand
L'opposition officielle à Ottawa n'hésitera pas à défaire le gouvernement minoritaire du conservateur Stephen Harper si le budget ne répond pas à trois critères: « protéger les personnes vulnérables, protéger les travailleurs et créer des emplois ».
Le nouveau chef libéral Michael Ignatieff accueille son caucus à Ottawa en brandissant la menace de renverser le gouvernement Harper si le budget conservateur ne répond pas à ses attentes.
C'est la menace qu'a brandie le nouveau chef du Parti libéral du Canada Michael Ignatieff en accueillant les membres du caucus dimanche. Ils sont réunis pour deux jours à Ottawa afin de préparer leur stratégie de la rentrée parlementaire prévue pour le 26 janvier.
Il s'agit du premier caucus libéral fédéral à se tenir sous la gouverne du nouveau chef Michael Ignatieff.
M. Ignatieff a prononcé un discours de motivation qui est de mise lors de rassemblements de ce genre.
Il a fait état de la tournée du pays qu'il vient de faire. Le chef des libéraux a déclaré que les Canadiens lui avaient parlé de la peur et de l'inquiétude qu'ils ressentent face à la crise économique.
Michael Ignatieff a dit à ses troupes que les libéraux devaient fournir le remède à cette peur, et le remède, de son point de vue, « c'est l'espoir ».
Il faut noter qu'en anglais, il a utilisé le mot « hope ». C'était un des principaux slogans de la campagne électorale de Barack Obama.
Le budget Flaherty
Michael Ignatieff a aussi parlé du budget que les conservateurs de Stephen Harper déposeront le 27 janvier à la Chambre des communes.
« Si le budget ne répond pas aux circonstances, si le budget n'est pas à la hauteur de la crise que nous affrontons tous, nous devons voter contre », a affirmé M. Ignatieff.
Stephen Harper
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PC/Adrian Wyld
Michael Ignatieff a déploré qu'après une décennie de budgets équilibrés, le ministre des Finances Jim Falherty s'apprête à déposer le 27 janvier un budget déficitaire de près de 40 milliards de dollars, selon certaines estimations.
Prêts pour des élections?
Michael Ignatieff a dévoilé, au cours des dernières heures, l'identité de quatre coprésidents nationaux qui prépareront la prochaine campagne électorale.
Il s'agit de l'ancienne ministre Anne McLellan, de l'ex-député Rémi Bujold, du sénateur David Smith, et de l'ancienne vice-première ministre du Nouveau-Brunswick Marcelle Mersereau.
Avant le huis clos du caucus des libéraux à Ottawa, dimanche, les députés québécois Denis Coderre et Pablo Rodriguez ont prévenu qu'il fallait d'abord voir le budget avant de présumer de la survie du gouvernement minoritaire conservateur.
Ils ont répété qu'ils n'étaient pas chauds à l'idée d'une réduction généralisée des impôts pour stimuler la consommation, évoquée par M. Flaherty, mais qu'une telle mesure ne serait pas suffisante pour que les libéraux votent contre le budget.
À l'émission Les coulisses du pouvoir à la télé de Radio-Canada, dimanche, M. Coderre et le député de Beauséjour Dominic LeBlanc ont notamment fait valoir la légitimité d'un éventuel gouvernement de coalition avec le participation en bonne et due forme du NPD, appuyé par le Bloc québécois