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PolitiqueConseil des ministres

Élargi et paritaire

Mise à jour le jeudi 18 décembre 2008 à 14 h 20

Le Cabinet de décembre 2008

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Le Cabinet de décembre 2008

Après le scrutin du 8 décembre dernier, le premier ministre Jean Charest a dévoilé son nouveau Conseil des ministres jeudi matin.

Peu avant 10 h, le lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne, a ouvert la cérémonie de nomination dans la salle du Conseil législatif du Parlement. Le premier ministre Jean Charest a ensuite prêté serment: « Je, Jean Charest, déclare sous serment que je remplirai les devoirs de ma charge de premier ministre avec honnêteté et justice. »

Tandis qu'aucun des ministres en poste avant les élections n'a été battu aux urnes, M. Charest s'était engagé à maintenir la parité hommes-femmes. Promesse tenue, ce dont il s'est dit « très fier ».

Les électeurs reconnaîtront des têtes familières, puisque bon nombre de ministres conservent leur portefeuille. Ce nouveau Cabinet s'avère toutefois plus imposant que le précédent: de 18 membres, il passe à 26. « À 18, nous étions trop peu nombreux, a commenté Jean Charest en conférence de presse. Les responsabilités étaient très lourdes ». Il s'est aussi targué de ne pas avoir atteint l'« extrême » de 36 ministres du dernier gouvernement péquiste.

Jean Charest au salon Rouge

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Jean Charest présidant la cérémonie d'assermentation du Cabinet au salon Rouge.

Monique Jérôme-Forget conserve le ministère des Finances, mais pas le Conseil du Trésor. Ce portefeuille revient à Monique Gagnon-Tremblay, actuellement ministre des Relations internationales.

L'économie constitue la priorité du gouvernement libéral, a rappelé Jean Charest suite aux nominations. « C'est un Conseil à forte saveur économique », a-t-il déclaré. Le premier ministre dit avoir voulu « libérer » Monique Jérôme-Forget, afin qu'elle « puisse mettre toute son énergie dans les marchés internationaux ».

Estimant que les électeurs lui ont donné le mandat de mettre en oeuvre le « plan » qu'il a proposé pendant la campagne, il s'est engagé à « conjurer la crise ». Pour ce faire, le premier ministre a promis un gouvernement de « collaboration », de « compassion » et d'« action ».

Des retours et des nouveaux

Pierre Corbeil effectue son retour avec les Affaires autochtones, après avoir été ministre de la Forêt, puis des Ressources naturelles et de la Faune de 2003 à 2007 - portefeuille que conserve Claude Béchard. Après son mandat, M. Corbeil s'est dirigé vers le secteur minier, notamment comme conseiller auprès du président de Canadian Royalties. Les partis d'opposition avaient alors critiqué ce qu'ils estimaient être une violation du code d'éthique édicté par Jean Charest. Ce code impose un purgatoire de deux ans avant d'accepter un poste dans le privé relatif à ses fonctions publiques antérieures, comme le rappelle Le Devoir.

Autre retour: Lise Thériault, qui sera ministre déléguée aux Services sociaux. Jacques Dupuis, de son côté, retrouve le poste de leader parlementaire (après l'avoir perdu en 2007).

Robert Dutil fait son entrée au Cabinet en se voyant confier le ministère du Revenu, tandis que Kathleen Weil prend la tête de la Justice. Un autre nouveau venu, Pierre Arcand, devient ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie.

Nicole Ménard, députée de Laporte depuis 2007, est nommée au ministère du Tourisme, déchargeant ainsi Raymond Bachand de ce portefeuille. Celui-ci s'occupera ainsi exclusivement du Développement économique.

Serge Simard épaulera Claude Béchard en tant que ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune et responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord.

Tony Tomassi déleste de son côté Michelle Courchesne du portefeuille de la Famille.

Pour constituer sa nouvelle équipe, M. Charest pouvait choisir parmi 65 députés libéraux, dont 22 femmes et 43 hommes.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne