Guy Rainville a été élu en mars 2008 à la tête du Parti vert du Québec, succédant à Scott McKay.
M. Rainville a obtenu 268 votes des militants, contre 225 pour M. McKay.
À l'orée de la campagne électorale de novembre 2008, Guy Rainville se définissait lui-même comme un citoyen ordinaire, ayant vécu une vie normale et active, entre son activité professionnelle et ses trois enfants. Et c'est justement, dit-il, parce qu'il représente les citoyens « ordinaires » qu'il représente un choix intéressant pour les électeurs.
Il est né en 1963 à Chibougamau. Son père était représentant de commerce, et il a connu une enfance normale, sans histoire, raconte-t-il.
Une cause durable
Depuis toujours, l'homme se passionne pour la cause environnementale. « J'ai cherché à m'impliquer par différents moyens, mais c'est une question qui me préoccupe beaucoup. »
M. Rainville a rejoint les rangs du Parti vert du Québec en septembre 2004, participant activement à la croissance de l'instance régionale de Montréal. Il a été élu conseiller au bureau national du parti en mai 2006, puis vice-président en octobre 2008.
Consultant en géothermie, il est aussi sensible à la question de la pauvreté vécue par les enfants à Montréal. Il a d'ailleurs fondé, en 2004, le projet « Germe La Vie », qui vise à éliminer la faim des élèves en les incitant à faire germer et à faire pousser des graines, des céréales et des légumineuses afin qu'ils puissent ensuite les consommer.
Guy Rainville a tenté, en vain, de se faire élire comme député en mars 2007 dans la circonscription de Deux-Montagnes. Il a été battu par l'adéquiste Lucie Leblanc.
Faire pousser la plante
Après son élection à la tête du parti, il a déclaré que son ambition était de faire passer le nombre d'adhérents de 2000 à 20 000. Il a aussi voulu faire de sa formation « plus qu'un parti strictement environnemental », mais « un parti complet et crédible ayant des positions économiques, sociales, démocratiques et culturelles inspirantes ».
Le Parti vert du Québec a exigé, de concert avec Québec solidaire, que son chef prenne part au débat des chefs des élections de décembre 2008. Il voulait ainsi rééditer l'exploit de son homologue fédérale sur la scène provinciale.
Espoir vain, puisque seuls trois chefs étaient assis autour de la table du débat.
Et le 8 décembre 2008 n'a pas signifié l'entrée des verts à l'Assemblée nationale. Guy Rainville est arrivé quatrième dans la circonscription de Deux-Montagnes. Le meilleur résultat revient à Peter McQueen, dans Notre-Dame-de-Grâce, qui s'est classé second avec 2430 voix (14,39 %) - la libérale Kathleen Weil a récolté 11 485 voix.
Il comptait présenter des candidats dans les 125 circonscriptions du Québec en vue du scrutin de 2008. Objectif manqué, le parti n'ayant présenté que 80 candidats.
Guy Rainville disait aussi avoir pour objectif premier celui de faire connaître son parti et d'obtenir une couverture médiatique plus substantielle pendant ce gros mois de campagne.