![]() PolitiqueRéunion du PLC Abolition du poste de lieutenant demandéeMise à jour le mardi 28 octobre 2008 à 8 h 04
La fronde contre la sénatrice Céline Hervieux-Payette, lieutenante québécoise du chef libéral Stéphane Dion au Québec, a pris une forme plus concrète, lundi soir. Par un vote serré de 16 contre 12, les membres du Conseil de direction du Parti libéral du Canada, section Québec, ont demandé l'abolition temporaire du poste de lieutenant, jusqu'à l'élection d'un nouveau chef. Mme Hervieux-Payette sera également remplacée au poste de leader libérale au Sénat par James Cowan, sénateur originaire de Nouvelle-Écosse. Stéphane Dion devrait donner sa réponse à la demande du Conseil de direction mardi. Mme Hervieux-Payette avait déjà indiqué qu'elle n'avait pas l'intention d'abandonner son poste tant que son chef ne lui demanderait pas de le faire. De toute manière, l'exécutif ne peut à lui seul exiger sa destitution. C'est le chef du parti qui doit prendre la décision. Selon le président du PLC au Québec, Robert Fragasso, les décisions de lundi soir ne visaient pas nécessairement Mme Hervieux-Payette. « Nous n'avons pas personnalisé la discussion », a-t-il dit. Tout au cours de son mandat comme numéro deux au Québec, amorcé en janvier 2007, la sénatrice a pris de nombreuses décisions qui n'ont pas fait l'unanimité, et plusieurs libéraux jugeaient qu'elle avait des comptes à rendre à la suite de la performance du parti au scrutin du 14 octobre dernier. Les libéraux n'ont récolté que 14 des 75 sièges du Québec à la Chambre des communes. Selon Mme Hervieux-Payette, les récalcitrants devraient travailler davantage au bien du parti plutôt que continuer à le déstabiliser. John Manley tenté par la course
Par ailleurs, l'ancien vice-premier ministre John Manley a fait part lundi de sa tentation de se lancer dans la course à la direction du PLC. Même s'il dit être toujours en réflexion quant à son avenir, M. Manley a affirmé avoir entendu bon nombre de personnes dans tout le pays lui exprimer le souhait de le voir succéder à Stéphane Dion. Il a toutefois précisé qu'il ne plongerait pas « avant d'être pas mal convaincu qu'il y aura de l'eau dans la piscine ». Âgé de 58 ans, M. Manley a été à la tête de différents ministères dans le gouvernement Chrétien, de 1993 à 2003, comme ceux de l'Industrie, des Affaires étrangères et des Finances. Engagé dans la course à la direction du PLC en 2003, il a dû se retirer pour laisser la voie libre à Paul Martin, qui avait une large avance. John Manley a été sollicité par Stephen Harper pour diriger un groupe d'experts dont la mission était de réfléchir sur l'avenir de la présence militaire canadienne en Afghanistan. Dans son rapport, il a proposé un prolongement conditionnel de la mission au-delà de l'échéance de 2009. |