![]() PolitiqueSécurité Harper sous haute surveillanceMise à jour le lundi 27 octobre 2008 à 7 h 48
Environ 30 millions de dollars ont été dépensés pour la sécurité du premier ministre Stephen Harper depuis son arrivée au pouvoir en 2006. Des documents obtenus par La Presse canadienne avec la Loi sur l'accès à l'information font état d'une augmentation des coûts de protection de M. Harper. Selon un expert en sécurité internationale et ancien membre de la GRC, Chris Mathers, cette hausse des coûts laisse croire que le premier ministre pourrait avoir fait l'objet de nouvelles menaces. Le coût de la sécurité de M. Harper a atteint 10,7 millions de dollars durant sa première année au pouvoir, et a grimpé jusqu'à près de 13 millions de dollars pour l'année financière 2007-08, selon les documents obtenus par La Presse canadienne. C'est la rémunération du personnel, dont les salaires des agents de la Gendarmerie royale du Canada qui suivent M. Harper partout où il va, qui a coûté le plus cher. Les salaires des gardes du corps sont passés de 7,5 millions de dollars à 9,1 millions de dollars durant la même période. Ces montants comprennent diverses dépenses, notamment pour les transports, les communications, les services juridiques, la formation, l'équipement, dont des armes et des munitions. L'expert en sécurité internationale Chris Mathers explique qu'il y a des coûts fixes, comme ceux des gardes du corps, des employés qui fouillent les lieux où le premier ministre doit se présenter, et des experts qui conçoivent les plans d'urgence. Ils doivent savoir, par exemple, où se trouve l'hôpital le plus proche, comment y amener le premier ministre et si un hélicoptère médical est disponible. Il y a aussi des coûts variables, qui fluctuent d'une année à l'autre selon les voyages du premier ministre. Mais la plus importante variable est l'évaluation des menaces. En cas de menaces crédibles, les coûts vont augmenter substantiellement, explique M. Mathers. Lorsque Stephen Harper a visité une boutique d'appareils électroniques dans la région de Toronto, en décembre dernier, pour y faire une déclaration, ses gardes du corps ont eu recours à des chiens spécialement dressés pour renifler les sacs des journalistes avant de les laisser assister à l'événement. De telles mesures sont normalement employées uniquement lorsque M. Harper se rend à l'étranger. M. Mathers estime qu'il y a probablement eu une menace crédible contre le premier ministre à ce moment-là. De nombreux Canadiens ne s'en rendent pas compte, mais il y a toujours des menaces contre le premier ministre, indique M. Mathers. Un complot visant notamment à décapiter le premier ministre avait été dévoilé à la suite de l'arrestation de 18 personnes, dont des mineurs, dans la région de Toronto à l'été 2006. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne |