Le ministre Bachand critique l'opposition

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne et Radio-Canada
Raymond Bachand, ministre québécois du Développement économique Raymond Bachand

Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation du Québec, Raymond Bachand, a jugé sévèrement les partis d'opposition à l'Assemblée nationale et leurs priorités, dimanche, lors d'un point de presse improvisé à Montréal.

Le ministre du Développement économique du Québec reproche aux partis d'opposition d'alimenter les inquiétudes des investisseurs étrangers en parlant de Constitution et de souveraineté.

Selon le ministre Bachand, ce n'est pas le moment de parler de Constitution ou de souveraineté, mais plutôt d'emploi et d'investissements. Il reproche à l'Action démocratique du Québec et au Parti québécois de n'avoir rien proposé de concret pour le développement économique au cours de leurs réunions de la fin de semaine.

M. Bachand estime que les sujets abordés par les adéquistes et les péquistes sont des sources d'inquiétude pour les investisseurs. Le ministre s'est demandé « sur quelle planète » vivait l'opposition.

« Moi, j'essaie de sécuriser des investissements et d'en obtenir de nouveaux. Des gens de Toronto, de New York, de Berlin ou de Londres me demandent régulièrement comment ça se passe au Québec? Est-ce que le gouvernement est appuyé par les partis d'opposition? Lorsqu'ils vont regarder ça, ils vont dire: "What? Ils veulent parler de Constitution!" » — Raymond Bachand

Des élections?

Par ailleurs, Raymond Bachand est loin d'avoir totalement fermé la porte à des élections générales dès cet automne. Selon le ministre libéral, la population « ne pense jamais que c'est un bon temps pour faire une élection ».

M. Bachand estime qu'il fait s'assurer d'une adoption rapide des mesures financières qui seraient proposées par le gouvernement. Avec les libéraux en minorité à l'Assemblée nationale, cela pourrait être plus difficile.

« S'il y a une tempête qui s'en vient à l'horizon, est-ce que, si le capitaine du bateau a une solution à mettre en place, ça va prendre trois mois à avoir l'approbation et faire des mesures financières? On ne peut pas avoir d'incertitude quand il y a une période économique turbulente. » — Raymond Bachand

M. Bachand a toutefois précisé que la décision de déclencher des élections revenait au premier ministre Jean Charest. Ce dernier doit participer à une mission économique en Chine la semaine prochaine, après que sa ministre des Finances ait présenté une mise à jour économique attendue, dont le dépôt est prévu jeudi prochain.

Les rumeurs actuelles rapportées par plusieurs médias font état d'un possible déclenchement précipité d'élections générales au Québec après le scrutin présidentiel aux États-Unis. L'appel aux urnes pourrait être lancé dès le 5 ou le 6 novembre, pour un scrutin le lundi 8 décembre.