Règlement de comptes

Julie Couillard Julie Couillard   © PC/Paul Chiasson

« Je ne vais pas donner de crédibilité à ces allégations en y répondant. C'est encore des ragots, des folies », a laconiquement répondu, dans un courriel à La Presse, l'ancien ministre des Affaires étrangères du Canada, le conservateur Maxime Bernier.

L'ex-conjointe de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, dépeint ce dernier comme un « grand benêt » narcissique et méprisant dans un livre à paraître prochainement.

Et en entrevue à une station de radio de Sainte-Marie, en Beauce, quelques heures plus tard, mercredi, le député conservateur sortant réagissait encore à quelques-unes des déclarations incendiaires lancées contre lui par son ex-conjointe, Julie Couillard, dans un livre à paraître au début du mois prochain.

Pour Maxime Bernier, les allégations de son ex-conjointe sont le fait d'une « enragée », d'une « frustrée », qui ne cherche qu'à régler des comptes et à faire augmenter les ventes de son livre.

Une équipe de la télévision de Radio-Canada a rattrapé Maxime Bernier, mercredi après-midi, tandis qu'il faisait campagne à Saint-Hyacinthe avec un autre candidat conservateur. M. Bernier a déclaré qu'il adorait son chef Stephen Harper et a répété ce qu'il avait déjà dit à une station de radio en Beauce.

Selon La Presse, qui a obtenu l'autobiographie de celle qui a fait la manchette des médias canadiens pendant des mois, Julie Couillard exprime tout au long des quelque 300 pages de son livre « un désir de vengeance évident ».

Pour elle, l'ancien ministre conservateur est « un grand benêt » vaniteux et obsédé par son image qui méprisait le premier ministre Stephen Harper et ses électeurs beaucerons.

Julie Couillard revient aussi, dans ce même livre, sur l'affaire des documents secrets oubliés chez elle par Maxime Bernier, un impair qui a précipité la chute du politicien.

Selon Mme Couillard, Maxime Bernier n'aurait pas « oublié » les documents confidentiels chez elle, mais les lui aurait plutôt remis en faisant le ménage de son porte-documents et en lui demandant « de mettre ça aux vidanges ». Selon ces allégations, l'ancien ministre aurait même précisé à Mme Couillard qu'il serait plus opportun d'attendre « la journée des vidanges pour le faire, ce sont quand même des documents confidentiels ».