Chuck Cadman a sauvé le gouvernement Martin en mai 2005.
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PC/Tom Hanson
Stephen Harper admet avoir personnellement approuvé la présentation d'une offre devant être faite au député indépendant Chuck Cadman, mais il nie les allégations selon lesquelles cette offre portait sur une assurance-vie.
Le premier ministre canadien Stephen Harper admet avoir personnellement approuvé la présentation d'une offre des conservateurs qui devait être présentée au député indépendant Chuck Cadman en 2005 afin d'obtenir son vote pour défaire le gouvernement libéral.
Il maintient toutefois qu'il ne savait rien à propos de l'assurance-vie de 1 million de dollars en échange du vote du député qui souffrait alors d'un cancer de la peau qui allait l'emporter deux mois plus tard.
Dans une déclaration faite sous serment il y a deux semaines devant la Cour supérieure de l'Ontario, le premier ministre a permis à son directeur de campagne, Doug Finley, de sonder M. Cadman.
M. Harper a admis avoir pris cette décision après avoir entendu dire que M. Cadman était prêt à s'allier aux conservateurs, mais qu'il ne pouvait pas le faire pour des raisons financières et la crainte de perdre son siège de député.
Il s'agit des premières déclarations détaillées du premier ministre depuis qu'il a intenté, en mars dernier, une poursuite pour diffamation de 3,5 millions de dollars à l'encontre du Parti libéral du Canada.
M. Harper reproche aux libéraux d'avoir écrit, dans deux articles publiés sur leur site Internet, qu'il était au courant d'une présumée tentative du Parti conservateur de soudoyer le député indépendant Chuck Cadman en 2005, ce qui est contraire au Code criminel.
Stephen Harper
Lors de son témoignage sous serment, M. Harper a présenté deux versions différentes sur le moment et la manière dont il a été informé des problèmes financiers de M. Cadman.