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PolitiqueÉlections fédérales

Harper semble impatient

Mise à jour le mercredi 20 août 2008 à 10 h 06

Stephen Harper

Photo: La Presse Canadienne /J. P. Moczulski

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a répété, mardi, qu'il envisageait de dissoudre le Parlement pour forcer la tenue d'élections générales à l'automne.

Il est allé encore plus loin que la semaine dernière en laissant entendre, cette fois-ci, qu'il pourrait même prendre cette décision avant la reprise des travaux au Parlement, le 15 septembre prochain.

Il a précisé qu'il allait évaluer s'il était possible de mener une session parlementaire fructueuse, ajoutant que si les partis d'opposition n'étaient pas prêts à des élections à date fixe, il n'avait pas non plus à se sentir lié à une date.

« C'est clair que les partis d'opposition ne vont pas respecter la date fixe. M. Dion a indiqué qu'il pouvait défaire le gouvernement à n'importe quelle opportunité (sic). Évidemment, l'élection ne sera pas en octobre 2009 et c'est évident que je dois faire une analyse de la situation parlementaire », a-t-il dit.

Mais si les intentions du Bloc québécois et du Nouveau Parti démocratique semblent relativement claires, il ne semble pas que ce soit le cas pour le Parti libéral, qui semble beaucoup moins pressé que les autres partis d'opposition ou encore que M. Harper à déclencher des élections.

Stéphane Dion

Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson

Le chef libéral Stéphane Dion a déclaré, mardi, qu'il estimait que Stephen Harper proposait ainsi d'enfreindre la loi conservatrice sur les élections à date fixe. Il ne conteste pas le droit du premier ministre de déclencher lui-même des élections, même s'il dit qu'il viole l'esprit de sa propre loi sur des élections à date fixe.

« Il va plutôt renforcer l'image d'un homme qui ne respecte pas sa propre parole, sa propre loi. Il a fait une loi, il n'était pas obligé de la mettre en place, comme quoi il y aurait des élections à date fixe, et que le gouvernement n'utiliserait pas l'avantage qu'il a d'être le gouvernement pour décider du moment des élections. Donc ça revenait à l'opposition. C'est ça la loi », a dit le chef libéral.

« Il ne veut pas respecter sa propre loi et aller voir la gouverneure générale, ce que la constitution permet toujours de faire, il n'a pas changé la Constitution. Les Canadiens comprendront que ce n'est pas un homme qu'on peut croire », a-t-il ajouté.

Cependant, M. Dion ne dit pas que l'opposition est prête à renverser le gouvernement cet automne. Selon lui, il faut voir si les Canadiens ont envie d'avoir des élections. Il dit qu'il sent qu'ils sont davantage prêts cette année que l'an passé, mais qu'il n'a pas fait son évaluation finale. À l'heure actuelle, les sondages placent les libéraux et les conservateurs à égalité.

Rappelons que le printemps dernier, ce sont les libéraux qui ont permis au gouvernement Harper de se maintenir au pouvoir, lors de votes critiques aux Communes.

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