Installations pétrolières (archives)
Alors que les prix de l'essence battent des records et mettent à mal de grands secteurs de l'économie canadienne, le chef libéral Stéphane Dion propose de taxer davantage les grands pollueurs, notamment les pétrolières.
S'il est élu, le chef libéral Stéphane Dion va imposer une taxe sur le carbone aux grands pollueurs. Les revenus d'une telle taxe seraient par la suite remis aux contribuables au moyen de baisses d'impôt.
Cette proposition d'établir une « taxe sur le carbone » devrait être dévoilée sous peu par Stéphane Dion. Ce projet d'imposer une nouvelle taxe aux pétrolières, dans le contexte actuel, risque d'être accueillie avec une volée de bois vert par une partie de l'électorat.
D'ailleurs, le Parti conservateur s'est déjà jeté sur la proposition avant même qu'elle ne soit détaillée par les libéraux.
Mardi, le ministre conservateur Jason Kenney a affirmé aux Communes que « Air Canada a annoncé le congédiement de 2000 employés à cause de l'augmentation des prix du pétrole et ça va être encore pire si M. Dion impose sa taxe sur le carbone ».
Même son de cloche du côté du premier ministre Stephen Harper, pour qui le plan de Stéphane Dion est « insensé ».
Stéphane Dion, quant à lui, estime qu'il sera possible de rendre sa nouvelle taxe « fiscalement neutre » en compensant les augmentations des prix énergétiques par une réduction équivalente du fardeau fiscal des particuliers et des entreprises. Les libéraux confieraient, par ailleurs, au vérificateur général la tâche de vérifier que ce plan soit « fiscalement neutre ».
Selon des estimations, l'imposition d'une taxe sur le carbone qui élargirait l'actuelle taxe d'accise fédérale de 0,10 $ le litre d'essence aux autres formes d'énergie, comme le mazout ou le gaz, permettrait à Ottawa d'aller chercher de 12 à 15 milliards de dollars par année.
La proposition de Stéphane Dion devrait être dévoilée jeudi.