Haro sur l'endettement

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Mario Dumont Mario Dumont

Réagissant au rapport du vérificateur général qui fait état d'un déficit de 5,8 milliards de dollars dans le budget québécois, Mario Dumont fustige le « maquillage des chiffres » et promet une vraie politique d'arrêt de l'endettement.

Le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, s'est attaqué samedi au « maquillage des chiffres » du gouvernement Charest et s'est engagé à instituer, s'il est élu, une véritable politique d'arrêt de l'endettement.

Prenant la parole à l'ouverture du congrès de la commission des jeunes de l'ADQ, qui se tient cette fin de semaine à Montréal, Mario Dumont a évoqué le rapport spécial du vérificateur général, Renaud Lachance.

Le document déposé vendredi fait état d'un déficit de 5,8 milliards de dollars au cours des dernières années.

« La situation appelle à la rigueur et non au faire semblant. L'ADQ veut donner au Québec une vraie politique d'arrêt de l'endettement », a indiqué M. Dumont.

Le chef de l'ADQ a longuement parlé aussi de l'éducation, l'un des thèmes centraux du congrès des jeunes adéquistes. Il a notamment constaté qu'en la matière, le Québec avait « frappé un mur ».

Plus d'autonomie

Il a également relevé l'ampleur du décrochage scolaire, un phénomène auquel il faut s'attaquer avec une école plus vivante et plus autonome, selon lui.

« La structure bureaucratique au-dessus des écoles est trop lourde et fait partie du problème. Il faut se donner les moyens d'avoir des écoles plus vivantes, qui auront plus de sport-études, de troupes de théâtre, de groupes de musique, pour développer une appartenance plus forte [...] », a fait savoir M. Dumont.

Le défenseur de l'autonomie des commissions scolaires a plaidé par ailleurs pour un État moins paternaliste.

« Un Québec plus fort sera un Québec qui va comprendre ce qu'est l'autonomie de ses citoyens et qui va les traiter comme des adultes. Il est normal que la population qui a bénéficié de la Révolution tranquille sur le plan de l'éducation souhaite aujourd'hui avoir plus d'autonomie, plus de liberté de choix », a déclaré le chef de l'ADQ.

Il a annoncé que son parti entreprendra une vaste réflexion sur l'autonomie à l'automne prochain, au cours du conseil général de l'ADQ.