Près de 900 personnes, réunies lors d'un souper-bénéfice, ont payé 500 $ pour entendre un discours de M. Dion, dans un hôtel de Montréal. La somme accumulée servira à renflouer les coffres de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada.
Dans un discours présenté devant près de 900 personnes réunies lors d'un souper-bénéfice, le chef du Parti libéral du Canada parle à mots couverts de mettre en place une taxe sur le carbone.
Stéphane Dion
Le chef libéral a abordé beaucoup de sujets dans son discours. Il a notamment proposé aux sympathisants de réfléchir à l'idée d'une taxe sur le carbone, sans jamais prononcer ces mots.
« Peut-être bien que le temps est venu de mettre un prix sur le gaspillage et la pollution », a-t-il dit.
Comme chez les conservateurs, une taxe sur le carbone n'est pas très populaire chez les libéraux, au moment où le prix de l'essence atteint des sommets. Le litre se vend ces jours-ci à Montréal 1,40 $.
S'il croit qu'il faut se préparer à une taxe, il est aussi très conscient que c'est difficile à vendre. « Certains diront non, il ne faut pas faire ça. Il ne faut surtout pas en parler, parce que MM. Harper, Flaherty et Baird vont se répandre en mensonge contre nous. Donc, n'y allons pas ».
Mais M. Dion veut bien y aller et développe sa théorie des vases communicants pour rendre son idée plus attrayante, « les revenus ainsi générés pourraient permettre des réductions d'impôts ».
Il n'a pas toutefois pas donné plus de détails de la mécanique du plan, puisqu'il dit qu'il ne veut pas l'imposer. Il invite plutôt les militants à y réfléchir: « Cette question, que je pose ce soir, il faut y penser ».
M. Dion a aussi plaidé pour une stratégie visant à réduire la dépendance du pays envers les énergies fossiles, et il a reproché au gouvernement conservateur de n'avoir rien fait pour préparer le Canada à affronter la hausse du prix de l'essence.