Coup dur pour Dumont

Nicole Léger et Pauline Marois Nicole Léger et Pauline Marois

Des élections complémentaires avaient lieu dans trois circonscriptions, au Québec, lundi.

Le Parti québécois conserve les deux circonscriptions montréalaises qui étaient en jeu, tandis que Hull reste dans le giron libéral. L'ADQ de Mario Dumont termine loin derrière dans les trois scrutins.

La péquiste Nicole Léger a été réélue avec une majorité de voix plus que confortable. Avec 56 % des voix, l'ancienne ministre et proche de Pauline Marois a totalement éclipsé ses adversaires dans Pointe-aux-Trembles.

La libérale Mélissa Dumais occupe une lointaine deuxième place avec 22 % des voix, suivie par la candidate vedette de l'ADQ, Diane Bellemare.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a parlé aux côtés de la nouvelle députée Nicole Léger. Elle a souligné l'expérience et l'engagement des candidats péquistes. Elle a également réitéré la volonté de son parti de faire progresser le Québec et de poursuivre la lutte pour la protection de la langue française et de l'identité québécoise. « Il faut que, par l'élection de ce soir, il y ait un message clair envoyé au gouvernement Charest: fini l'immobilisme, tenez-vous debout, M. Charest, défendez-nous! », a-t-elle lancé.

Maka Kotto Maka Kotto

Dans Bourget, le péquiste Maka Kotto a été élu avec près de 41 % des voix, suivi de la libérale Lyn Thériault avec 32 %. Le candidat vedette adéquiste Denis Mondor est loin derrière avec 9 % des voix, devancé par le Parti vert, représenté par son ancien chef Scott McKay.

À Hull, où s'est déroulée la troisième élection partielle, la libérale Maryse Gaudreault l'a emporté avec 45 % des voix. Elle est suivie du péquiste Gilles Aubé, qui a récolté environ 34 % des suffrages exprimés.

L'ADQ, avec 3 % des voix, est loin derrière, devancé par le Parti vert et Québec solidaire.

Maryse Gaudreault Maryse Gaudreault

Venu saluer la victoire de sa candidate dans Hull, le premier ministre Jean Charest a souligné que le Parti libéral du Québec était la seule des formations politiques présentes à l'Assemblée nationale à avoir présenté des femmes dans les trois circonscriptions où les partielles avaient lieu.

Il a également salué la présence dans la salle des députés conservateurs fédéraux Denis Lebel, Jacques Gourde et Sylvie Boucher, ainsi que du ministre Lawrence Cannon. Il a également mentionné la présence du député libéral fédéral Marcel Proulx.

Dans les trois circonscriptions, le taux de participation a oscillé autour de 35 %.

L'ADQ marginalisée

La mauvaise fortune adéquiste prédite par les plus récents sondages semble s'être confirmée dans les urnes.

Mario Dumont Mario Dumont

Sans avoir pensé l'emporter dans les circonscriptions qui étaient en jeu, l'ADQ espérait du moins conserver ce deuxième rang qu'il avait réussi à obtenir aux élections générales de mars 2007 tant dans Bourget que dans Pointe-aux-Trembles. Et malgré une conjoncture depuis peu défavorable, le parti pouvait compter dans ses circonscriptions sur de solides candidatures.

Mais l'ancienne économiste en chef du Conseil du patronat Diane Bellemare et l'ex-bâtonnier du Québec Denis Mondor auront eu de moins bons résultats que leurs prédécesseurs adéquistes de 2007, qui ne bénéficiaient pourtant d'aucune façon de leur renommée.

La défaite est d'autant plus cinglante pour M. Mondor, qui termine en quatrième place dans Bourget, avec moins de 10 % des voix, tandis que, en 2007, son prédécesseur pouvait se targuer d'avoir recueilli 23 % des voix.

S'adressant à ses partisans, Denis Mondor a déclaré qu'il s'était lancé en politique dans le but de faire changer les choses. Il s'est dit un peu surpris par les résultats du vote, mais a ajouté que cela ne changeait en rien son désir de faire bouger les choses. La candidate Diane Bellemare a pour sa part estimé que le bas taux de participation était un signal inquiétant sur lequel il fallait s'attarder.

Le chef de l'ADQ, Mario Dumont, n'a pas caché sa déception face aux résultats du scrutin. Il a souligné le contexte difficile, pour le parti, dans lequel cette élection s'est déroulée. Ce contexte est plus difficile, selon lui, dans le cadre d'une élection partielle, où il est moins aisé d'inciter les électeurs à aller voter.

À Hull, les chiffres parlent d'eux-mêmes: de 17 % en mars 2007, l'ADQ passe à 3 %, tandis que le Parti vert fait 7 % et Québec solidaire près de 10 %.

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