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Samedi 21 novembre 2009 9:29 HNE

Politique

Mise à jour le lundi 28 avril 2008 à 20 h 17
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Nouvelle loi 101

Une crise inventée, dit Charest

Jean Charest a semblé peu impressionné, lundi, par la proposition d'une nouvelle loi 101 faite la veille par Pauline Marois.

Jean Charest, premier ministre du Québec

Le premier ministre Jean Charest

Le premier ministre affirme avoir mis en place toutes les mesures nécessaires pour assurer la francisation des immigrants et protéger le français.

La veille, la chef du Parti québécois a soutenu qu'il était clair que le français perdait du terrain, et ce, particulièrement à Montréal.

M. Charest accuse Mme Marois d'inventer une crise linguistique qui n'existe pas.

Mme Marois cherche et va continuer à se chercher des enjeux, mais je ne pense pas que les Québécois vont embarquer là-dedans. — Jean Charest

Une nouvelle mouture

Pauline Marois participait dimanche à un rassemblement politique dans la circonscription de Bourget, où auront lieu des élections complémentaires le 12 mai prochain.

La dirigeante péquiste s'est engagée à imposer la francisation à toutes les entreprises, y compris celles de moins de 50 employés, et d'enlever aux immigrants le droit de s'adresser en anglais aux fonctionnaires.

Elle souhaite également un meilleur apprentissage du français au primaire et au secondaire.

La nouvelle loi 101

« La nouvelle loi 101 aura des dents. Nous allons mettre de la rigueur dans son application. Nous n'hésiterons pas à imposer des amendes, si les choses ne changent pas. Tant qu'on ne se fera pas servir en français, tant qu'on n'aura pas accès au travail en français, y gagner sa vie, nous allons faire en sorte que, non seulement nos lois s'appliquent, mais que les mesures que nous proposons puissent être prises en charge et, concrètement, que les gens obtiennent des résultats sur le terrain. » - Pauline Marois

Pauline Marois

Pauline Marois

Pauline Marois veut interdire aux entreprises d'exiger comme conditions d'embauche la connaissance de toute autre langue que le français, à moins de pouvoir démontrer la nécessité de cette connaissance pour occuper l'emploi.

Le porte-parole du Parti québécois en matière de culture et de communications, Pierre Curzi, a de son côté précisé que, malgré ces mesures, il n'était pas question pour le PQ d'aller jouer à la police chez les petits commerçants, ni de les empêtrer dans des dédales administratifs. « Le but est de s'assurer qu'on a une francisation avec des résultats réels », dit-il.

Un message adéquiste dommageable

Prenant la parole devant la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Jérôme, le premier ministre Charest a dénoncé à son tour le contenu de certaines affiches électorales de l'Action démocratique du Québec (ADQ).

Ces affiches, qui font des liens entre la situation linguistique dans la métropole québécoise et la hausse des seuils d'immigration dans la circonscription montréalaise de Bourget, ont créé un malaise dans la province.

M. Charest trouve dommageable ce type de message.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne