La chef du Parti québécois, Pauline Marois, intente une poursuite de 900 000 $ contre le député de l'Action démocratique, Gilles Taillon, pour l'avoir associée au scandale financier de Norbourg.
La chef du Parti québécois réclame 900 000 $ en dommages et intérêts au député de l'ADQ pour l'avoir associée au scandale Norbourg en soutenant qu'elle avait consenti un crédit d'impôt d'un million de dollars à Vincent Lacroix lorsqu'elle était ministre des Finances.
La chef du Parti québécois, Pauline Marois
La semaine dernière, le porte-parole adéquiste en matière de finances a déclaré publiquement que Pauline Marois avait accordé un crédit d'impôt d'un million de dollars à Vincent Lacroix en 2001, alors qu'elle était ministre des Finances. Pauline Marois avait alors mis M. Taillon en demeure de se rétracter, vendredi dernier, ce qu'il n'a pas fait.
Devant le refus de l'ADQ et de son député de rectifier les faits, Pauline Marois a intenté vendredi une poursuite en dommages et intérêts de 900 000 $ contre Gilles Taillon. Dans sa requête, la chef du PQ réclame 700 000 $ en dommages moraux et 200 000 $ en dommages exemplaires.
Toujours dans sa requête, Pauline Marois affirme que les propos de Gilles Taillon à son égard sont faux et diffamatoires. La chef du Parti québécois y ajoute qu'elle n'est jamais intervenue en 2001, ni son cabinet, pour accorder un crédit d'impôt d'un million de dollars à l'homme d'affaires Vincent Lacroix.
Gilles Taillon est porte-parole de l'ADQ en matière de Finances.
Pauline Marois accuse également le député adéquiste de l'avoir associée délibérément au plus grand scandale financier de l'histoire du Québec.
Plus de 130 millions de dollars ont été détournés par l'ex-PDG de Norbourg, Vincent Lacroix, à la suite de ce scandale financier qui a floué 9200 petits investisseurs.