Marcel Blanchet (au milieu)
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PC/Clément Allard
Les résidents de Québec ne se sont pas bousculés au portillon lundi pour assister aux consultations publiques sur la proposition de nouvelle carte électorale. Sur les deux citoyens qui étaient inscrits à l'agenda des auditions d'après-midi, un seul s'est finalement présenté pour suggérer quelques ajustements secondaires à la nouvelle carte.
Un seul citoyen s'est présenté lundi aux consultations sur la réforme de la carte électorale, à Québec. La proposition du DGE, qui prévoit l'abolition de trois circonscriptions en région, a été remise en question.
Pour le reste, la salle réservée pour l'occasion était quasiment vide, à l'exception de la présence de quelques journalistes et du député adéquiste Marc Picard.
Quoi qu'il en soit, le président de la Commission de la représentation électorale (CRE), Marcel Blanchet, n'était pas surpris outre mesure par la désaffection du public.
« Il faut dire que nous sommes à Québec et les modifications que l'on propose à la carte électorale sont assez mineures. Il y aura plus de monde en Beauce, mercredi », a-t-il expliqué.
Le maire de la municipalité de Boischatel, Yves Germain, et la députée péquiste Agnès Maltais devaient prendre part aux auditions en soirée.
Une question d'équilibre démographique
La CRE veut redécouper la carte des circonscriptions du Québec de façon à rétablir l'équilibre entre les régions les plus populeuses et celles qui connaissent un déclin démographique.
Une circonscription doit regrouper 45 000 inscrits, mais la loi tolère un écart de 25 % en deçà ou au-delà de ce seuil. Au total, 7 circonscriptions ont un surplus d'électeurs et 13 n'en ont pas assez.
Après analyse, la CRE propose d'abolir trois circonscriptions en région (en Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent et en Beauce) et d'en créer trois autres dans la banlieue montréalaise, dont la population ne cesse d'augmenter.
Proposition contestée
La proposition de la CRE a été accueillie froidement, voire avec beaucoup de critiques, si bien d'ailleurs que M. Blanchet a évoqué la suspension de la consultation.
Même s'ils redoutent tous les conséquences politiques que pourrait entraîner la disparition de trois circonscriptions régionales, les trois partis à l'Assemblée nationale ne s'entendent pas sur une solution de rechange.
Les libéraux et les péquistes songent même à ajouter de nouvelles circonscriptions aux 125 existantes pour accommoder les régions, ce qui déplaît aux adéquistes.
Les consultations publiques se tiendront jusqu'à mardi à Québec, avant d'avoir lieu dans 23 municipalités, dont Montréal les 11 et 12 juin.
Un mouvement d'opposition s'organise dans toutes les régions touchées, notamment en Beauce, où la circonscription de Beauce-Nord risque d'être rayée de la carte électorale. Une trentaine de personnes se sont déjà inscrites en vue des consultations prévues mercredi à Saint-Joseph-de-Beauce.