Gilles Taillon
Le numéro deux de l'Action démocratique du Québec, Gilles Taillon, se retrouve au coeur d'une nouvelle controverse.
Un enregistrement du député de Chauveau laisse entendre qu'il a suggéré d'embaucher sa femme comme attachée de presse, contrairement à ce qu'il disait lundi en entrevue à Radio-Canada.
Son ex-organisateur en chef vient en effet de rendre public un enregistrement audio dans lequel le député de Chauveau contredit des propos qu'il tenait à la télévision de Radio-Canada.
Dans un reportage diffusé lundi, des membres de l'exécutif démissionnaire de Chauveau réclamaient le départ de Gilles Taillon parce que celui-ci, disaient-ils, manquait de respect envers les bénévoles.
M. Taillon s'était défendu en affirmant que ces gens ne cherchaient qu'à avoir un emploi dans le bureau de comté. Son ex-organisateur en chef, Gilles Plante, soutenait pour sa part que M. Taillon avait suggéré, lui-même, d'engager sa femme comme attachée de presse. En entrevue à Radio-Canada, lundi, Gilles Taillon avait formellement nié cette allégation. « J'ai été le premier à plaider, en caucus des députés de l'ADQ, à notre première rencontre, qu'il ne fallait pas que la famille soit dans la business », disait-il.
Or, M. Plante a enregistré une conversation qu'il a eue avec M. Taillon, à son insu, au lendemain de l'élection provinciale, le 5 avril 2007. « Ma femme est excellente comme attachée de presse », peut-on l'entendre dire.
Les membres démissionnaires de son exécutif insistent pour dire qu'ils n'ont jamais cherché à avoir un emploi. Quant à Gilles Taillon, il ne veut plus commenter l'affaire. L'ADQ, pour sa part, rappelle que, dans les faits, l'épouse de M. Taillon n'a jamais été attachée de presse de circonscription.