
Situation du français
![]() France Boucher, présidente de l'OQLF |
Un mois après la publication du bilan quinquennal de l'évolution linguistique au Québec, la présidente de l'Office québécois de la langue française, France Boucher, a témoigné mardi devant une commission parlementaire, à Québec.
Si elle refusait, le mois dernier, de porter un jugement sur l'état du français au Québec, malgré 18 études et le dépôt d'un bilan quinquennal, Mme Boucher a tenu un tout autre discours devant les parlementaires.
« Je pense qu'on va essayer de changer de cassette. Si on cherche une conclusion générale, on trouve six conclusions », a-t-elle dit.
Deux de ces conclusions touchent Montréal et l'Outaouais, où la situation est la plus vulnérable. Selon France Boucher, il faut une intervention musclée, car « si on ne le fait pas, on va avoir des problèmes tantôt ».
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C'est clair que là se posent deux problématiques de fond. L'immigration et son intégration, sa sélection, évidemment, en amont, et aussi la langue du travail. Le bilan ne nie pas ça, au contraire, il le met en évidence. — France Boucher
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Un cafouillage remarqué
Le cafouillage qui a marqué le dépôt du bilan de l'Office - études cachées ou retardées, conférence de presse annulée et démission d'une partie des experts du comité de suivi de l'Office - préoccupe toujours le Parti québécois.
« Sommes-nous certains que l'état de la situation qu'on donne est dépolitisé et extrait de visées électoralistes? », a demandé le député de Borduas, Pierre Curzi.
Mme France Boucher a nié toute ingérence politique, mais l'insistance du Parti québécois l'a visiblement agacée, assez pour qu'elle lui reproche d'ignorer des enjeux majeurs comme l'affichage commercial et la langue de service.
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Une dizaine de chercheurs universitaires ont décidé de lancer leur propre institut de recherche consacré à la question de la langue, la semaine dernière, parce qu'ils étaient déçus de la controverse ayant entouré la publication des études de l'OQLF. |