Bisbille dans le comté de Gilles Taillon

Armand Maltais Armand Maltais

L'exécutif démissionnaire de la circonscription de Chauveau réclame le départ de Gilles Taillon et la tenue d'une nouvelle assemblée d'investiture. Ils souhaitent aussi des excuses publiques de sa part, pour son comportement jugé inacceptable avec des bénévoles.

Le député de Chauveau rejette du revers de la main les reproches que lui adresse les membres de l'exécutif démissionnaire de sa circonscription et estime que leur appel à sa démission pourrait ne pas être étranger à leur passé libéral.

Ces militants, dont la lettre de démission, datée de juillet, avait été gardée secrète jusqu'à récemment, disent avoir multiplié en vain, au cours des derniers mois, les démarches auprès de l'entourage de Mario Dumont pour que soit corrigée la situation.

Armand Maltais, membre fondateur de l'ADQ et candidat du parti en 1994, est déçu du silence de Mario Dumont. Sa frustration est partagée par Gilles Plante, ex-organisateur en chef de Gilles Taillon, et Rémi Lacasse, ancien libéral justement séduit par l'ADQ en raison de l'intimité existant entre sa base et ses dirigeants.

Un député inébranlable

Gilles Taillon Gilles Taillon

Gilles Taillon, qui s'est doté depuis d'un nouvel exécutif, quoique non encore élu, refuse d'accorder de l'importance aux arguments de ses détracteurs. Il se défend d'avoir manqué de respect à l'endroit de quiconque, et voit en eux des gens qui lui reprochent de ne pas leur avoir accordé un emploi au bureau de sa circonscription où, souligne-t-il, ils n'habitent pas.

Il reproche par ailleurs à certains d'entre eux leur passé libéral.

« Ils ont organisé des campagnes libérales; ils viennent de la mouvance libérale. Je n'accuse personne, mais je vous dis, ça se peut très bien qu'il y ait un agenda caché. » — Gilles Taillon