Trois organismes favorables à la mise en place d'un nouveau mode de scrutin au Québec reviennent à la charge.
La Coalition pour un nouveau mode de scrutin réclame l'instauration d'un mode de scrutin mixte au Québec pour permettre à plus de partis de siéger à l'Assemblée nationale.
La Coalition pour un nouveau mode de scrutin est insatisfaite de la réponse obtenue à une pétition de 20 315 signatures déposée en novembre dernier à l'Assemblée nationale par les députés péquiste Daniel Turp et adéquiste Sébastien Proulx.
La coalition est formée de l'Association pour la revendication des droits démocratiques (ARDD), du Collectif féminisme et démocratie (CFD) et du Mouvement démocratie et citoyenneté du Québec (MDCQ).
La coalition réclame à la fois des changements au mode de scrutin et à la carte électorale, soit:
Louise Paquet, porte-parole du Collectif féminisme et démocratie
La porte-parole du CFD, Louise Paquet, a estimé dimanche que les élus du Parti libéral du Québec, de l'Action démocratique du Québec et du Parti québécois tardaient à agir parce qu'ils sont en conflit d'intérêts.
Elle a ajouté que la représentation actuelle des trois partis à l'Assemblée nationale résultait du hasard, puisque les partis ont chacun obtenu environ le tiers des voix et ont concentré leurs appuis dans des régions spécifiques. Elle a rappelé que le système d'inspiration britannique en vigueur au Québec favorisait traditionnellement l'émergence de deux grands partis seulement.
La Coalition pour un nouveau mode de scrutin croit que les élus devraient permettre aux citoyens de se prononcer par référendum sur une éventuelle réforme électorale. Québec solidaire et le Parti vert du Québec ont déjà appuyé les revendications de la Coalition.