Poursuite des négociations

Dentiste (archives)

Les négociations entre l'Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ) et le gouvernement se poursuivent.

Les dentistes et le gouvernement poursuivent les négociations dans l'espoir de parvenir à un accord en fin de semaine. Entre-temps, Québec ne juge pas utile de recourir à un décret forçant les dentistes à revenir aux tarifs de la RAMQ.

Le gouvernement a fait une nouvelle offre à l'ACDQ, dont la nature n'est pas rendue publique. Les instances de l'association doivent se prononcer sur cette proposition.

Les deux parties négocient depuis quelques jours, mais les tractations sont visiblement laborieuses, même si le ton s'est quelque peu amélioré. Elles se donnent encore une chance de parvenir à une entente d'ici la fin de semaine.

L'ACDQ a fait part en fin de semaine de lenteur dans les tractations et a dénoncé « l'ignorance et le mépris » du Conseil du Trésor.

Québec avait menacé d'adopter un décret pour assurer la gratuité des soins aux enfants de moins de 10 ans et aux prestataires de l'aide sociale, si aucune entente n'est intervenue vendredi. Ce décret permettrait aux patients de présenter la facture de leur dentiste à la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), sans avoir à débourser quoi que ce soit.

Le gouvernement a donc renoncé momentanément à son décret, en attendant l'issue des négociations en fin de semaine.

Les dentistes reprochent notamment à Québec de ne pas tenir compte des frais d'exploitation des cliniques dentaires dans la structure des tarifs.

Selon l'ACDQ, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a proposé une augmentation de 40 % des tarifs sur une période de 12 ans allant de 2003 à 2015.

« Cela représente moins de 3 % par année, alors que l'augmentation des frais d'exploitation est de 3,5 % », dénonce l'association.

Jeudi dernier, environ 70 % des dentistes du Québec, soit près de 2400 praticiens, ont mis leur menace à exécution en se retirant du régime d'assurance-maladie.

Ils devraient toutefois rentrer dans les rangs si le décret promis par le ministre de la Santé entre en vigueur. Cela forcerait les dentistes à revenir aux tarifs de la RAMQ.

Selon le quotidien Le Soleil, aucun bénéficiaire de l'aide sociale n'a jusqu'ici reçu une avance de fonds pour payer son traitement dentaire dans les cabinets désengagés du système public québécois.

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