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![]() Nicolas Sarkozy (archives) |
La Presse canadienne révèle que le président français, Nicolas Sarkozy, pourrait profiter d'une visite au Québec, l'automne prochain, pour tourner la page sur la doctrine française de « non-ingérence, non-indifférence ». Il pourrait alors être tenté de redéfinir la politique canadienne de la France.
Jean-Pierre Raffarin a confirmé que le président allait dire au Canada « quelque chose de très important ». L'ancien premier ministre français a fait cette déclaration devant un petit groupe de journalistes venus l'entendre parler des fêtes du 400e anniversaire de la ville de Québec, dont il est le grand organisateur du côté français.
![]() Photo: AFP/Mehdi Fedouach Jean-Pierre Raffarin (archives) |
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Le président est contre le ni-ni. Il veut s'impliquer. Il veut participer. Il faut à la fois ne pas intervenir dans la complexité de la relation, mais en même temps, il faut vraiment aider cet ensemble québécois et canadien à participer, avec nous, à la gestion du monde. — Jean-Pierre Raffarin
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Partenaire de premier plan
Le président français effectuera un voyage officiel en octobre pour participer au Sommet Canada-Europe, au Sommet de la Francophonie, puis à la clôture du 400e anniversaire de la ville de Québec.
Ami intime du financier Paul Desmarais, Nicolas Sarkozy est généralement perçu comme un président procanadien. Il vient d'ailleurs de promouvoir l'homme d'affaires au rang de Grand'Croix, dans l'Ordre de la Légion d'honneur.
Le journaliste Michel Dolbec, de la Presse canadienne, soutient qu'en toute logique, « un éventuel rééquilibrage de la politique française ne peut se faire qu'en faveur du Canada ». Depuis les années d'amitié Chirac-Chrétien, le pays est devenu un partenaire politique et économique de premier plan pour la France.
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Je pense que Nicolas Sarkozy souhaite maintenir cette relation privilégiée avec la province, mais évidemment dans une stratégie de non-opposition au Canada. — Jean-Pierre Raffarin
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Une formule
La formule de « non-ingérence, non-indifférence » a été inventée en 1977 par le ministre gaulliste Alain Peyrefitte, peu de temps après l'élection du Parti québécois. Depuis ce temps, à droite comme à gauche, elle résume avec constance la position française par rapport à la question québécoise.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne