Nouvelle torpille contre Stéphane Dion

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne

Les attaques intestines se poursuivent contre le chef du Parti libéral du Canada, de la part de membres de l'aile québécoise de la formation. Après le vice-président du PLC au Québec, Steve Pinkus, c'est au tour de l'ex-candidat libéral dans Joliette, Pierre-Luc Bellerose, de s'élever contre son chef. L'ex-candidat ne réclame rien de moins que la démission ou, si c'est nécessaire, le départ forcé de Stéphane Dion.

Cette fois, c'est l'ex-candidat libéral dans Joliette, Pierre-Luc Bellerose, qui réclame le départ volontaire ou forcé de Stéphane Dion à la tête du parti. Le chef minimise cette sortie, en parlant d'un « citoyen privé qui a donné son opinion ».

Pierre-Luc Bellerose L'ex-candidat du PLC dans la circonscription de Joliette, Pierre-Luc Bellerose

Selon le Journal de Montréal, des opposants de Stéphane Dion au sein du parti, dont fait partie M. Bellerose, seraient même prêts à utiliser les statuts et règlements du PLC pour démontrer à leur chef qu'il n'a plus sa place à la tête du parti. On songerait même à lui retirer sa carte du Parti libéral en invoquant la constitution du parti, selon le quotidien montréalais.

De l'aveu même de M. Bellerose, il est peu probable, voire inusité, qu'on retire la carte de membre de Stéphane Dion, mais il s'agit selon lui d'une requête symbolique destinée à donner l'heure juste au chef libéral.

L'ex-candidat Pierre-Luc Bellerose se dit quant à lui soutenu dans sa démarche par plusieurs membres influents du parti, par une dizaine de présidents de circonscriptions, ainsi que par plusieurs élus au Québec. D'autres membres du parti seraient aussi sur le point de réclamer publiquement le départ de Stéphane Dion. M. Bellerose ne cite toutefois aucun nom.

Selon lui, Stéphane Dion n'a plus le contrôle de son parti au Québec et l'organisation ne lui obéit plus. Les résultats mitigés du PLC au Québec lors des élections partielles du 17 mars dernier auraient aggravé la situation, selon l'ex-candidat.

Pierre-Luc Bellerose ajoute que le nombre de membres du parti ne cesse de baisser au Québec et que plusieurs circonscriptions n'auraient pas de candidat en lice si des élections devaient être déclenchées.

Une opinion parmi d'autres, selon Stéphane Dion

Stéphane Dion

Le chef du Parti libéral a pour sa part minimisé la sortie de Pierre-Luc Bellerose. De passage à Kentville, en Nouvelle-Écosse, Stéphane Dion a déclaré: « C'est un citoyen privé qui a donné son opinion, rien de plus. Le parti travaille très fort et on entend gagner ».

Questionné par un journaliste de RDI sur les problèmes au sein de l'aile québécoise de son parti, le chef libéral s'est fait philosophe: « On a un problème commun, qui est celui de gagner et on va le résoudre ensemble » a-t-il dit avec un sourire.

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