Au lendemain du dépôt du rapport d'un comité de travail du Parti libéral du Québec (PLQ) qui recommande le renforcement de la loi 101, la question de la langue alimentait les discussions du caucus libéral, mardi matin, à Québec.
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, accueille plutôt favorablement les propositions de la Commission politique du PLQ sur la langue et promet un plan d'action pour le mois de mars.
C'est que la commission politique du PLQ affirme que la protection du français passe par des budgets accrus et davantage d'inspecteurs à l'Office de la langue française.
Pour le premier ministre du Québec, qui accueille plutôt favorablement les propositions de la Commission politique du PLQ, il n'est toutefois pas question de resserrer la loi 101. Il faudrait plutôt, selon lui, une meilleure application de la loi.
« Nous avons au Québec les outils pour défendre la langue française. La loi 101 est là. Il faut être extrêmement vigilant parce que c'est une des missions les plus importantes de l'État québécois. Les outils sont suffisants. [...] Il faut faire un état des lieux sur la question de la langue et nous le faisons actuellement », a-t-il déclaré mardi matin.
La ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, qui se réjouit également des propositions de son parti, ne croit pas non plus qu'il faille rouvrir la loi.
Même si elle a reconnu récemment le recul du français dans l'île de Montréal, elle croit tout de même que tout passe par la façon de faire respecter la loi 101: « Les propositions des militants vont dans le sens de ce que je dis depuis le début. [...] Ce qu'il faut faire, c'est l'appliquer avec vigilance et fermeté. Et comme vous l'avez vu dans ma lettre la semaine dernière, je parle de plus de ressources pour l'Office [de la langue française] », a-t-elle déclaré à la sortie du caucus.