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Nouvelle du 14 novembre 2007
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Frais de scolarité
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Nouvelle du 14 novembre 2007
Nouvelle du 14 novembre 2007
![]() Photo: La Presse Canadienne /La Presse-Martin Chamberland Manifestation d'étudiants à Montréal. |
Des étudiants des niveaux collégial et universitaire reviennent à la charge pour dénoncer la hausse des frais de scolarités et réclamer du gouvernement Charest la gratuité scolaire.
Ils exigent en outre un réinvestissement dans les ressources et services et la mise en place d'un système de garderie publique adaptée à la condition étudiante pour une meilleure conciliation étude-famille.
Des manifestations et des conférences de presse ont eu lieu mercredi à Montréal, à Québec et à Drummondville, notamment. Les étudiants de l'Université Laval ont rejoint mercredi le mouvement de grève entamé depuis trois jours dans certains établissements. Une grande manifestation est prévue jeudi après-midi à Montréal.
La police à l'oeuvre
Par ailleurs, des étudiants se sont plaints d'une répression à leur endroit. Le porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), Hubert Gendron-Blais, a indiqué que la police antiémeute est intervenue à trois reprises en deux jours à Montréal. Selon lui, les policiers ont fait usage de poivre de Cayenne et de pistolets à décharge électrique.
Mercredi soir, des étudiants de l'ASSE se sont rassemblés devant la station de métro Berri-UQAM pour dénoncer la brutalité policière dont ils se disent victimes, notamment l'incident survenu plus tôt au Cégep du Vieux-Montréal.
Une centaine d'étudiants ont été arrêtés dans la nuit de mercredi au Cégep du Vieux-Montréal, après avoir refusé de quitter les lieux. De plus, la police a dû intervenir à deux reprises, lundi, à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) pour disperser des grévistes devant la salle de classe de l'aspirant recteur de l'UQAM, Claude Corbo. Une centaine de manifestants s'y s'étaient barricadés vers 23 h 30.
Hubert Gendron-Blais, qui soutient que les manifestants étaient pacifistes, accuse l'administration d'avoir refusé de négocier et d'avoir fait plutôt appel à la police.
L'ASSE prévoit l'escalade des moyens de pression pouvant culminer avec une grève générale illimitée dans les semaines et les mois à venir. En revanche, à l'UQAM, un représentant des étudiants, Guillaume Potvin, écarte la possibilité d'une grève générale comme ce fut le cas en 2005, du moins pas avant la fin de l'hiver.
Fin de non-recevoir de Québec
Réagissant à cette montée de la protestation, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a dit préférer voir les étudiants en classe plutôt que dans la rue. Elle a réitéré le refus de son gouvernement de renoncer à sa décision de hausser les droits de scolarité de 50 $ par session universitaire.
Mme Courchesne a expliqué que son gouvernement avait bonifié l'aide financière aux étudiants pour éviter que le dégel des frais ait un impact négatif sur l'accessibilité à l'éducation supérieure.