
Parti québécois
![]() Photo: La Presse Canadienne /Clément Allard |
La chef péquiste Pauline Marois a déposé jeudi deux projets de loi comportant une série de mesures pour promouvoir et protéger « l'identité québécoise », avec comme pilier le respect de la langue française.
Les projets de loi 195 et 196 précisent cinq éléments qui constituent, de l'avis du PQ, le « socle de l'identité québécoise », et qui doivent guider les décisions des juges, des administrateurs ou des élus faisant face à des demandes d'accommodements:
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À la base de toute la discussion collective que nous avons depuis plus d'un an se trouve la volonté de l'immense majorité des Québécois francophones et non-francophones d'affirmer clairement ce qui les distingue. — Pauline Marois
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Plus sévère envers les immigrants
Les projets de loi déposés par le PQ visent à ce que l'État soit plus sévère envers les immigrants qui n'ont pas une connaissance suffisante du français.
Selon le projet de loi 195, les nouveaux arrivants qui seraient incapables de bien parler français après une période d'apprentissage payée par l'État perdraient leur droit d'éligibilité, soit le droit de se présenter aux élections scolaires, municipales ou provinciales.
« On peut voir ça comme une grosse sanction, mais nous croyons que c'est normal. [...] Nous estimons que les personnes qui ne connaissent pas le français lors de leur arrivée au Québec ont le devoir et la responsabilité de l'apprendre. De son côté, l'État québécois a le devoir et la responsabilité de leur offrir des cours de français. »
Le droit d'éligibilité serait octroyé aux immigrants ayant une bonne connaissance du français par le biais d'un certificat de citoyenneté québécoise. Cette mesure ne touchera toutefois pas les immigrants déjà installés au Québec qui se verront donner d'office le certificat de citoyenneté québécoise.
Le PQ veut aussi être plus sévère envers les entreprises qui fonctionnent essentiellement en anglais. Afin de mieux franciser les milieux de travail, le PQ propose que les entreprises récalcitrantes soient privées de contrats gouvernementaux et soient assujetties à des sanctions financières.
L'adoption d'une constitution viserait à enchâsser les droits et libertés individuels et les droits linguistiques fondamentaux et à reconnaître les symboles nationaux. Toutes les lois adoptées par l'Assemblée nationale y seraient assujetties et les tribunaux devraient la prendre en considération dans leurs jugements.
Le PQ étant le deuxième groupe de l'opposition, Mme Marois doit toutefois obtenir l'assentiment du gouvernement pour enclencher le processus d'étude d'un projet de loi. Les projets de loi de Mme Marois pourraient donc demeurer longtemps sur les tablettes.
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