André Boisclair, lors de l'une de ses dernières apparitions publiques
L'ancien chef du Parti québécois vient de confirmer par voie de communiqué qu'il démissionnera de son poste de député de Pointe-aux-Trembles le 15 novembre prochain. André Boisclair ne se présentera pas à l'Assemblée nationale à la reprise des travaux mardi. Il a décidé d'entreprendre une nouvelle carrière dans le secteur privé.
L'ancien chef du Parti québécois annonce la veille de la reprise des travaux parlementaires à Québec qu'il démissionnera de son poste de député de Pointe-aux-Trembles le 15 novembre prochain.
M. Boisclair a fait part de ses intentions, samedi, à l'actuelle chef du PQ, Pauline Marois.
« Il est temps pour moi de relever de nouveaux défis. [...] Je quitte avec le sentiment du devoir accompli et avec au coeur les mêmes espoirs pour l'avenir du Québec », a déclaré M. Boisclair.
Dans une entrevue au Journal de Montréal, l'ancien chef du Parti québécois réaffirme son attachement à la cause indépendantiste, mais déplore les dissensions au sein du parti. Il reproche à Bernard Landry de lui avoir manqué de loyauté, lorsqu'il lui a attribué la baisse de popularité du PQ quelques jours avant le déclenchement des dernières élections.
André Boisclair a démissionné de son poste de chef du PQ en mai dernier, après la déroute des troupes péquistes aux élections générales du 26 mars. Le PQ avait alors récolté 28 % des suffrages, son pire résultat depuis 1970.
M. Boisclair avait été élu à la tête du parti souverainiste le 15 novembre 2005, obtenant 54 % des suffrages des militants péquistes. Sa plus proche rivale, Pauline Marois, aujourd'hui chef du parti, avait recueilli 30 % des voix.
André Boisclair a été élu pour la première fois à l'Assemblée nationale dans Gouin en 1989. Il a occupé plusieurs ministères dans les gouvernements de Lucien Bouchard et de Bernard Landry.
Il a mis sa carrière politique entre parenthèses pour aller faire une maîtrise en administration publique à la prestigieuse Université Harvard, aux États-Unis. Il est revenu au Québec en juin 2005, dans la foulée de la démission-surprise de Bernard Landry.
Marois déçue
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a indiqué dans un communiqué qu'elle accueillait avec déception le départ d'André Boisclair.
« Je l'ai dit à plusieurs reprises, il y avait de la place pour André dansnotre équipe. Son choix est autre. Cela m'attriste, mais je le comprends et jele respecte ».
Mme Marois a qualifié M. Boisclair d'homme « compétent, intelligent et bourré de talents ». Elle a relevé, parmi les réalisations de M. Boisclair à titre de ministre, la Politique nationale de l'eau.