
Québec
![]() Photo: AFP/Alain Jocard |
Quatre mois après sa défaite à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal effectue une première visite au Québec. Elle est arrivée dimanche à Québec pour un séjour de quatre jours dans la province.
Officiellement, l'ex-candidate socialiste effectue cette visite à titre de présidente de la région Poitou-Charentes, dans le cadre des préparatifs du 400e anniversaire de la Ville de Québec en 2008.
En plus de s'entretenir avec les organisateurs des fêtes du 400e, Mme Royal sera reçue par le premier ministre Jean Charest. Elle doit également rencontrer le chef adéquiste Mario Dumont et la chef péquiste Pauline Marois.
La présidente de la région Poitou-Charentes ne se rendra pas à Ottawa, où elle a pourtant été invitée. Elle a cependant promis de se rendre « assez rapidement » dans la capitale fédérale.
Le 22 janvier dernier, en pleine campagne électorale française, la candidate socialiste avait tenu des propos controversés sur « la souveraineté et la liberté du Québec » lors du passage de l'ancien chef péquiste André Boisclair à Paris.
Avant de partir pour le Québec, Mme Royal a déclaré qu'elle ne reniait rien de ce qu'elle avait dit, mais que l'incident était clos. « Je reste attachée à la ligne traditionnelle [de la France] de non-ingérence et non-indifférence », a-t-elle répété à ce sujet.
Au cours de son séjour, la candidate socialiste visitera également l'Institut psychiatrique Robert-Giffard, à Québec. La France est en plein débat sur les moyens d'empêcher la récidive des délinquants sexuels, et Mme Royal pourrait s'inspirer du modèle québécois.
Mme Royal s'intéressera également au débat sur les accommodements raisonnables qui se tient actuellement aux audiences de la commission Bouchard-Taylor, et rencontrera des associations écologistes. Enfin, elle prononcera un discours sur sa vision de la francophonie dans le monde à l'Université de Montréal.
Ségolène Royal ne cache pas son intention de continuer à jouer un rôle important au sein du Parti socialiste français. Elle pourrait même se représenter à l'élection présidentielle de 2012.
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