Après 40 ans et 9 mois en politique, la seule chose qui manque à celui qui fut premier ministre du Canada pendant 10 ans est la période des questions des journalistes. C'est du moins ce qu'il a déclaré lors du lancement de la nouvelle saison littéraire des Éditions du Boréal, qui publieront le 16 octobre son livre Passion politique.
L'ancien premier ministre du Canada relate 40 ans de vie politique dans un livre à paraître en octobre.
L'ouvrage, rédigé avec le journaliste Ron Graham et le romancier Daniel Poliquin, retrace les années de Jean Chrétien à la tête du pays et explique comment il a dit non aux États-Unis pour l'envoi de militaires en Irak, pourquoi il a ratifié le protocole de Kyoto, les motivations qui ont mené à la loi sur la clarté référendaire et l'accumulation de surplus budgétaires.
Avec son franc-parler habituel, Jean Chrétien, qui n'a pas raté une occasion d'inviter les gens à acheter son livre, s'est fait un plaisir de répondre aux nombreuses questions des journalistes, notamment sur le scandale des commandites.
Refusant de commenter l'actualité politique, il a tout de même glissé un mot sur sa succession à la tête du gouvernement. « Je réalise qu'ils ont de la misère, maintenant, à avoir des gouvernements majoritaires », a-t-il dit, admettant que cela lui « fait un petit velours ».
Jean Chrétien a répondu aux attaques de son prédécesseur conservateur, Brian Mulroney, qui a lancé ses mémoires, plus tôt cette semaine. Selon l'ex-premier ministre libéral, ce sont les compressions budgétaires, et non la TPS, qui ont permis d'éliminer le déficit fédéral.
Jean Chrétien avait publié, en 1985, un livre dans lequel il parlait de son travail de ministre: Dans la fosse aux lions.