Une femme d'influence au Sierra Club

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Entre 1989 et 2006, Elizabeth May fait du lobby environnementaliste intensif à titre de représentante nationale puis de directrice exécutive du Sierra Club du Canada. Émanation du Sierra Club, un groupe de pression américain fondé à la fin du XIXe siècle voué à la préservation des milieux naturels, le Sierra Club du Canada prend son envol sous la gouverne de Mme May.

Son action énergique permet de multiplier à travers le pays les organisations provinciales du Sierra Club et fera du bureau national d'Ottawa un véritable centre d'influence. Sous sa direction, l'organisme est réputé avoir joué un rôle primordial dans la décision du Canada de signer le protocole de Kyoto et dans la mise en place d'une loi pour protéger les espèces à risque.

Sa grève de la faim sur la colline du Parlement en 2001 la fait connaître hors des cercles environnementaux et politiques. Pendant 17 jours, Elizabeth May refuse de s'alimenter pour forcer le gouvernement à relocaliser des familles de la Nouvelle-Écosse vivant à proximité des étangs bitumineux de Sidney, un site hautement contaminé.

« Lorsque j'ai pris la décision d'entamer une grève de la faim, je l'ai fait convaincue que personne ne semblait se soucier des craintes de ces mères et de ces enfants de Sydney. Je sentais que, par ce coup d'éclat, ils seraient davantage pris au sérieux », avançait-elle en entrevue à la CBC, en septembre dernier.

« Nous devons développer une vision et un programme tels que lorsque les gens iront voter aux prochaines élections, ils ne nous appuieront pas pour désavouer les autres partis, mais pour que leurs rêves se réalisent. »
Discours de victoire, 26 août 2006